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3 octobre, 2011

L’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes » Michel Collon

Classé dans : actualites du monde — assanouciyyah @ 9:42

Analyses et témoignages > Afrique >

15 septembre 2011
Article en PDF :

Alors qu’il s’apprête à sortir un nouveau livre, Michel Collon a répondu aux questions de Chérif Abdedaïm pour La Nouvelle République (Algérie)

LNR : Dans votre livre sur la Libye, vous parlez de médiamensonges, ce qui veut dire que la réalité est tout autre que celle présentée par l’OTAN. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ?

Michel Collon :

 » Toute la campagne de l’OTAN repose sur une campagne de désinformation de l’opinion publique. Celle-ci a été manipulée pour lui faire approuver cette guerre et cela confirme ce que nous disions lors des guerres précédentes. Chaque guerre commence par un médiamensonge et le but est de tromper et d’endormir l’opinion publique. Ici, on a commencé par nous dire : Kadhafi bombarde son peuple. Dans ce cas-là, évidemment, il faut faire quelque chose. Mais c’étaient des informations entièrement fabriquées par Al Jazeera d’abord, Al Arabia, ensuite. Il faut quand même remarquer qu’Al Jazeera, c’est la télé du Qatar et que l’émir du Qatar est partie prenante dans la guerre. Il est dans l’alliance de l’OTAN. Le Qatar avait investi en Libye mais il n’était pas très satisfait. Il voulait, en fait, faire main basse sur le gaz de la Libye. Le Qatar a comme ambition de devenir un géant mondial du gaz, de tenir tête à la Russie et, évidemment, sur ce point, il est soutenu par les Etats-Unis et la France. En plus, la Libye de Kadhafi avait le projet de créer un grand pôle industriel et financier au Proche-Orient, le Qatar a le même projet, donc, en rivalité. Le Qatar veut absolument être la grande puissance arabe sur le plan économique et financier. Ce qui nous fait dire que c’est une guerre économique dans son chef. Alors, comme Al Jazeera est la propriété de l’émir du Qatar, il est clair que ce dernier l’a mise au pas. Al Jazeera qui avait joué un rôle très noble et très courageux sur la Palestine ou l’Irak, est devenue une télé-soldat et une télé de l’OTAN.

LNR : Plusieurs sources ont avancé que certaines images diffusées par Al Jazeera étaient tournées dans un décor fabriqué au Qatar représentant la place verte, Al Azizia, etc. Avez-vous des informations à ce sujet ?

Michel COLLON :  » Oui, j’ai entendu ça, je n’ai pas pu vérifier. Mais, apparemment, d’après les premiers indices, il y aurait même une confirmation du chef du CNT comme quoi effectivement on aurait mis en scène de fausses images de libération pour démoraliser les troupes, et cela va dans le même sens. On n’a pas arrêté d’annoncer que Kadhafi était mort ou son fils, ou qu’il était en fuite. Le ministre britannique des Affaires étrangères avait dit qu’il était venu au Vénézuela. Ce genre d’info, c’est classique dans toutes les guerres. Ce sont des infos absolument fausses visant à démoraliser l’adversaire et à tromper l’opinion internationale. Faire croire que tout est fini. Il faut donc vérifier à propos de ces images. On va le faire avec notre équipe. Mais aussi, chaque guerre apporte son lot de nouveautés dans la désinformation. Et la nouveauté, c’est qu’effectivement on met carrément des images en scène en studio. Je voudrais juste compléter ce que je disais au début, la campagne de l’OTAN repose sur l’idée : -que Kadhafi a bombardé son peuple. Les satellites russes ont montré que rien ne s’est produit de ce genre. Tous les témoins ont dit que c’était faux ; -on a dit que Kadhafi employait des mercenaires. On dit aussi que Kadhafi avait ordonné à ses soldats de violer en masse et qu’il leur avait fourni des containers de viagra pour ça. C’est aussi un classique de la désinformation dans toutes les guerres : diaboliser l’armée qui vous résiste, la couvrir de calomnies sur des crimes sexuels. Cela avait servi en Bosnie aussi. En fait, il faut dire que toute la campagne de l’OTAN a consisté à tromper l’opinion publique pour avoir un prétexte pour bombarder, parce qu’en fait, on ne voulait pas protéger les civils, on voulait abattre le gouvernement libyen, voler le pétrole, voler les ressources financières.

LNR : La plupart des médias « officiels » prétendent que ce sont les insurgés qui ont renversé Kadhafi alors que l’OTAN n’assurait qu’une couverture aérienne. D’autres sources, par contre, avancent que des forces spéciales, françaises et britanniques, ont débarqué à Tripoli. Quelle version des faits pouvez-vous nous confirmer, vous qui avez déjà été sur le terrain ?

M.C.

 » En fait les insurgés ou les rebelles, ne représentent pas une force populaire significative, qui aurait permis de renverser le gouvernement libyen. C’est toute la différence avec les révoltes tunisienne et égyptienne où le peuple était unanime pour se débarrasser de tyrans détestés, et ici, il y a une insurrection très minoritaire qui, si elle n’avait pas été mise en place, armée et soutenue par les bombardements de l’OTAN, n’aurait jamais pu s’emparer du pouvoir et, en fait, aurait déjà été éliminée par les forces libyennes depuis longtemps. Je parle sur le plan militaire. Ce sont effectivement les bombardements de l’OTAN qui ont fait la décision, et les forces spéciales françaises, britanniques et d’autres qui encadraient les troupes, les dirigeaient, leur fournissaient les renseignements et, selon des témoignages, faisaient partie du sale travail d’élimination de résistants et de personnalités.

LNR : Donc, apparemment, les forces françaises et britanniques étaient présentes au sol ?

M.C. C’est ce que j’ai écrit dans mon texte « Comprendre la guerre d’avril ». Les services secrets italiens, étant donné que l’Italie est dans une grande rivalité commerciale en Libye avec la France et qu’ils étaient furieux de l’intervention de Sarkozy, n’ont pas hésité à balancer le fait que les services secrets français étaient actifs sur le terrain avant la résolution de l’ONU et qu’ils ont continué en violation de la résolution 1973.

LNR : « Certains avancent que ces « rebelles » étaient pour la plupart des mercenaires saoudiens, qataris et même des narcotrafiquants colombiens. Qu’en est-il réellement ?

M.C.  » Effectivement, on a beaucoup d’indications qu’il y a une privatisation de la guerre par les Etats-Unis. Obama et notamment son entourage, Brezinski et les stratèges de ce genre, ont tiré les leçons de la période Bush. Les Etats-Unis ne sont plus capables, ils n’ont jamais gagné une guerre -- à part celle contre la minuscule île de Grenade -, donc ils n’ont jamais gagné une guerre sur le terrain. Alors, la méthode Obama a consisté à sous-traiter la guerre. Il y a une sorte de privatisation. On envoie des brigades qataries, on confie aux Emirats Arabes Unis le soin de mettre sur pied une armée privée, des mercenaires, en fait, qui ont été sur le terrain en Libye et qui ont été formés par des instructeurs des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux. C’est cette privatisation de la guerre qui permet à Obama de dire que l’armée des Etats-Unis se retire d’Iraq mais en fait, on fait de la soustraitance. Concernant les narcotrafiquants, oui, j’ai eu aussi des informations, mais je n’ai pas été le témoin direct, que des cadres et des mercenaires colombiens étaient d’une part dans la formation de l’armée des Emirats dont je viens de parler et aussi sur le terrain. Il faut savoir en fait qu’il y a une collaboration très étroite entre les forces israéliennes, les forces colombiennes en Colombie et dans d’autres pays. Donc, on retrouve là une sorte d’internationale de mercenaires et de sous-traitance de la guerre.

LNR :  » Vous avez rencontré des personnes qu’on présentait comme des mercenaires, c’est d’ailleurs ce que vous racontez dans votre prochain livre. Qui sont-elles en réalité ?

M.C.  » Il s’agit de l’un des pires médiamensonges des médias occidentaux pour justifier cette guerre. On nous a dit depuis le début que Kadhafi était tellement isolé qu’en fait il n’avait que des mercenaires pour le soutenir. Et puis, on nous a présenté des Noirs qui étaient tués dans l’est de la Libye dans un premier temps et on nous a dit que la population était en colère contre ces mercenaires et ils avaient été tués comme ça. En réalité, il est connu de tous les connaisseurs de la Libye que dans la région de Benghazi, il existe depuis longtemps un racisme anti-noir et aussi un racisme contre les Libyens à la peau plus foncée, c’est-à-dire les Libyens du Sud. Et ce racisme s’est donc tourné, d’une part, contre les Libyens à la peau noire et, d’autre part, contre des Africains qui vivaient en Libye depuis longtemps et qui avaient soit la nationalité libyenne, soit des papiers, une maison, etc. Telle est la structure de l’économie libyenne. Il y a énormément d’immigrés dans les hôtels, les restaurants, les services de nettoyage et d’entretien. Une très grande partie du travail manuel est effectuée par des gens d’Afrique noire qui étaient d’ailleurs très contents parce qu’en Libye, ils avaient une bonne situation et qu’ils obtenaient facilement des papiers, une maison, une voiture, un bon salaire, ce qui est en contraste total avec la situation dans leur pays d’origine où ils souffrent de la misère et des persécutions très souvent, et la situation en Europe où on les pourchasse ou on les enferme dans des sortes de prisons pour immigrés. Ils étaient très reconnaissants à Kadhafi parce que justement il a toujours lutté contre le racisme anti-noir. Ce qui est scandaleux de la part des médias occidentaux, c’est qu’on a donné une confirmation de cette théorie, de ces rebelles racistes, comme quoi ces Africains étaient des mercenaires, il faut qu’on les tue. Et en réalité, de cette façon-là, on a soutenu des gens qui pratiquent le nettoyage ethnique. L’ironie du sort, c’est que c’est le premier président noir des Etats-Unis qui a soutenu les mouvements qui pratiquent le nettoyage ethnique contre les Noirs. Personnellement j’ai rencontré des Africains qui étaient venus à Bab El Azizia, le palais présidentiel. Et ils étaient venus spontanément former une sorte de bouclier humain. Ils aimaient Kadhafi, ils étaient contents de ce qu’il avait fait pour eux. Et ils sont venus quand l’OTAN a commencé à bombarder son palais. Moi, j’ai discuté avec ces gens, c’étaient des hommes de tous âges, des enfants, des femmes. Je m’excuse, quand on est des mercenaires on ne met pas ces femmes et ces enfants face aux bombardements et à ces opérations de guerre, donc, c’est ridicule. J’ai été extrêmement choqué de voir des gens avec qui j’avais parlé et qui étaient vraiment très chaleureux, très motivés, les mains liées dans le dos et qui ont été torturés et massacrés comme des animaux et laissés là, sur le sol. Il faut le dire, l’Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes, cela doit être dit.

LNR : Lors du siège de Tripoli, le journaliste Thierry Meyssan avance un chiffre de 1 300 morts et 5 000 blessés, tous des civils. Avez-vous des informations précises à ce propos ?

M.C.  » Là, je n’ai rien de plus à vous dire sur les chiffres. Comme vous le savez, les chiffres, c’est toujours quelque chose de très difficile à estimer et je n’ai pas de compétence pour donner un chiffre. Il y a une étude qui a été faite récemment et qui avance que l’OTAN aurait largué 30.000 bombes. Si on fait une estimation pas très élevée, qui est de deux morts par bombe, on arrive à un chiffre de 60.000 morts.

LNR : Cette désinformation a-t-elle eu un impact en Europe ou, au contraire, l’opinion est-elle assez informée sur la réalité des événements, notamment par le biais des médias alternatifs ?

M.C.  » Malheureusement, oui. La désinformation a eu un impact absolument catastrophique sur l’opinion publique européenne. Il n’y a eu pratiquement aucune manifestation, sauf très petites. Malheureusement, même le mouvement antiguerre, les progressistes en Europe pensent que, cette fois-ci, Obama et Sarkozy ont mené une bonne guerre. Et j’ajouterai que, malheureusement, une très grande partie des personnes d’origines arabe et musulmane qui vivent en Europe pensent la même chose à cause du rôle d’Al Jazeera comme je viens de le dire. Donc, effectivement, sur le plan de la bataille de l’information, actuellement la situation est assez catastrophique, le mensonge l’a emporté largement.

LNR : En Irak, la guerre a été déclenchée pour des motifs fallacieux (armes de destruction massive, relation Saddam -Al Qaïda…). Plus tard, la vérité est apparue au grand jour et l’opinion s’est aperçue qu’elle avait été trompée. A propos de la Libye, comment l’OTAN va-t-elle gérer la situation médiatique de l’après-Kadhafi ?

M.C  » Effectivement, on a une répétition des médiamensonges sur l’Iraq et, comme je viens de le dire, c’est que l’opinion européenne avait été, en tout cas après un certain temps, très sceptique et même très avertie sur le médiamensonge sur les armes de destruction massive et, ici, il faut bien le dire que ça a marché. Si vous allez dans la rue et que vous demandez à n’importe qui, vous aurez neuf personnes sur dix qui vont vous dire : oui, il a bombardé sa population. Maintenant, comment l’OTAN va-t-elle gérer la situation médiatique de l’après-Kadhafi ? Le problème c’est qu’il faut d’abord qu’on impose un débat où le public a le droit de savoir, de vérifier la qualité des informations qui lui ont été données. Et là, la tâche de groupe comme Investig’Action qui anime notre site. On a diffusé beaucoup d’articles et on va continuer. On vient de sortir le petit livre dont je vous parlais Libye, OTAN et médiamensonges et qui paraîtra dans une semaine. Il est très important que l’opinion se rende compte qu’elle a été manipulée et qu’à cause de cela, il y a des dizaines de milliers de Libyens qui sont morts et que le pays va connaître le même enfer que l’Iraq. Donc, c’est la première bataille à mener. J’espère qu’une partie des journalistes honnêtes des grands médias vont se rendre compte, quand même, qu’à chaque guerre, on les piège et qu’il y a un devoir de dire au public : oui, on a été manipulés. C’est un devoir, parce que l’OTAN annonce clairement qu’ils vont s’en prendre à la Syrie, à l’Iran, au Venezuela, je pense aussi que l’Algérie est aussi dans le collimateur. Donc, les médiamensonges, ça a des conséquences terribles et c’est notre devoir d’imposer un débat sur cela. Evidemment, l’OTAN a intérêt à ce qu’il n’y ait pas un débat et à ce qu’on passe aux affaires suivantes, et c’est toute la question. Est-ce qu’on va arriver à imposer un débat et que l’opinion publique sache qu’elle a été trompée ?

LNR : En mars 2007, le général américain Wesley Clark avait déclaré dans une interview qu’un mémo, qui lui avait été montré au Pentagone en 2001, expliquait comment l’administration américaine envisageait de prendre le contrôle de sept pays en cinq ans : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Quels seraient les enjeux et les objectifs d’une telle campagne ?

M.C.  » Le général Wesley Clark, il faut le rappeler, ce n’est pas n’importe qui. C’est l’homme qui a bombardé, très sauvagement d’ailleurs, la Yougoslavie en 1999. Donc ce n’est pas un gauchiste ou un théoricien du complot. C’est un homme de l’appareil qui sait de quoi il parle. Et donc, quand il dit que sept pays en plus de l’Afghanistan allaient être envahis ou contrôlés par les Etats-Unis, cela confirme l’analyse que nous faisions en 2000-2001 de la politique des Etats-Unis et des gens autour de Bush, le fameux Project for the New American Century qui, effectivement, était une politique de contrôle total du Moyen-Orient et du monde musulman ; comme nous l’expliquons d’ailleurs dans le livre que nous allons publié dans un mois et qui s’intitule Comprendre le monde musulman avec des entretien avec Mohamed Hassan qui analyse les rapports stratégiques entre les Etats-Unis, l’Europe et le monde arabe et musulman, le Moyen-Orient, l’Afrique et aussi l’Asie. En fait, cette prise de contrôle de ces pays, ça fait partie d’une campagne de recolonisation du monde. Les Etats-Unis, étant une économie en crise, le système capitaliste international est en crise de façon générale avec une baisse du taux de profits, avec, pour les Etats-Unis, la délocalisation de leurs usines, de leur industrie et le fait qu’il y a de moins en moins de valeur qui est créée aux Etats-Unis mêmes ; c’est donc une économie parasite qui vit sur le dos des pays du Sud. Les Etats-Unis ont un grand problème : leur pouvoir économique est en baisse constante, leur économie en crise, leur Etat en faillite, leur dollar ne vaut plus rien, et la seule façon d’enrayer ce déclin et de rester le numéro un, c’est l’atout militaire, c’est de prendre le contrôle de pays tout simplement pour les coloniser comme on faisait dans le temps pour piller leur richesses. C’est ce qui va arriver avec la Libye, pour le pétrole, l’eau, les réserves financières très importantes et, en plus, là, on a détruit le plus possible pour pouvoir reconstruire le plus possible ; comme vous voyez déjà maintenant toutes ces entreprises du bâtiment et autres qui se précipitent comme des vautours pour tirer de plus gros profits de tout ce qu’ils ont détruit. Donc, je pense que cette campagne de contrôle de tous ces pays, qui ne va pas s’arrêter après la Libye, et il faut y insister, c’est une campagne de recolonisation du monde.

LNR  » L’intervention de la France en Libye est un « investissement sur l’avenir », a déclaré récemment le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé dans un entretien au quotidien Le Parisien. Cela suppose qu’après la chute de Kadhafi, beaucoup de prétendants seront en course pour accaparer les richesses libyennes. Qui dirigera d’après vous ce nouveau concert, les Européens ou les Américains ?

M.C.  » Quand je parlais de bataille entre vautours, c’est effectivement une bataille économique pour les contrats et, à peine Tripoli a-t-elle été envahie, que déjà dans la presse française, italienne et autres, on trouvait des informations sur le fait qu’ils se battaient comme des chiffonniers pour savoir qui allait prendre la plus grosse part du butin. Alors, on se partage la Libye comme les puissances coloniales se partageaient l’Afrique à la Conférence de Berlin en 1884-1885. C’est-à-dire que les plus forts prennent les gros morceaux, les moins forts les petits morceaux et ceux qui ont choisi le mauvais cheval ou sont arrivés trop tard ne reçoivent rien. La France dit : nous on a été en pointe, on prend 35 %. Elle confirme par là que c’était bien une guerre économique, une guerre pour le fric.

LNR  » L’attaque de la Libye comporte plusieurs enjeux (politiques, économiques, stratégiques), cela ne constitue-t-il pas une première étape pour un contrôle de l’Afrique vu que le premier souci américain est d’abord d’installer cette fameuse Africom ?

M.C.  » Comme je l’ai indiqué dans le texte « Comprendre la guerre en Libye », au début du livre dont j’ai parlé plus haut. La guerre contre la Libye a effectivement plusieurs enjeux, à l’instar de toutes les guerres menées par les Etats-Unis, parce qu’une guerre c’est un gros investissement, un risque, et l’on ne mène pas une guerre de cette envergure pour un seul petit objectif. Les objectifs de la guerre contre la Libye sont le pétrole, ses réserves financières très importantes et, justement, il s’agit de casser le rôle de la Libye comme financier alternatif de l’Afrique. La Libye, comme l’Algérie d’ailleurs, d’après ce qu’on m’a expliqué, joue un rôle de financier alternatif pour une série de pays africains qui sont soumis à des chantages de la part des multinationales de l’Europe et des Etats-Unis qui prennent les matières premières au prix le plus bas, qui refusent d’investir pour qu’une vraie économie de transformation et de service se développe en Afrique, et, en fait, le financement alternatif aidait l’Afrique à reconquérir son indépendance, à voler de ses propres ailes. C’est clair que c’est une guerre contre l’Afrique et, justement depuis que la bataille économique pour les ressources mondiales fait rage, les Etats-Unis s’intéressent au contrôle militaire. Considérant que tout leur appartient, les Etats-Unis divisent la planète en séries de zones, ils organisent leurs armées et leurs opérations sur toutes ces zones. Il n’ y avait pas de base pour l’Afrique, car elle était jugée moins intéressante que d’autres, mais, depuis quelques années, les Etats-Unis savent qu’on est en train de trouver de plus en plus de pétrole en Afrique, qu’on est en train de se battre pour les matières premières et les minerais et autres de l’Afrique, qu’il s’agit d’empêcher la Chine d’avoir des relations économiques normales avec les pays africains, se fournir en matière première et en énergie, alors, ils ont décidé de militariser le problème et d’installer une force militaire pour empêcher ces pays d’avoir un développement autonome et empêcher la Chine d’avoir des relations commerciales avec les pays africains. Africom, c’est donc le grand projet, et ce qu’il faut remarquer, c’est que cinq pays en Afrique ont, à ma connaissance, refusé de s’intégrer dans l’OTAN ou de collaborer avec elle, et ils sont tous attaqués déjà ou sont menacés par les Etats-Unis. Il s’agit de la Libye, du Soudan, du Zimbabwe, de l’Erythrée et de la Côte d’Ivoire. Tous sous sanction, agressés ou bientôt agressés.

LNR : La France a pris l’initiative de détourner la résolution 1973 de son but initial. Comment expliquez-vous ce mutisme de l’ONU par rapport à cette agression caractérisée ?

M.C.  » La France a effectivement détourné la résolution 1973 de son texte et cette résolution a été en quelque sorte extorquée à l’ONU par des manœuvres et des mensonges et, ensuite, elle n’a absolument pas été respectée de sorte que cette guerre ne respecte pas le droit. Cette résolution imposait -- un cessez-le feu, or l’OTAN a attaqué pendant six mois -- un embargo sur les armes : l’OTAN a livré les armes à un camp -- une zone d’exclusion aérienne : l’OTAN a utilisé l’espace aérien pour ce camp -- une interdiction d’intervenir au sol : les puissances de l’OTAN ont même déployé des agents, des soldats et des services de renseignement au sol. C’est une guerre qui est illégale par rapport à la charte de l’ONU et qui, en plus, ne respecte même pas la résolution qui avait été arrachée. L’explication de cela, c’est que l’ONU ne représente rien pour le moment, elle n’est pas une organisation démocratique, elle est aux mains des Etats-Unis et contrôlée par les Etats-Unis. D’ailleurs, il suffit de voir que lorsque le monde vote contre un crime d’Israël, les Etats-Unis imposent leur veto et c’est terminé, il n’y a pas de résolution. Il est clair que les peuples ont besoin d’autre chose que l’ONU.

LNR : Comment voyez-vous l’après-Kadhafi ? Ne va-t-on pas assister à un nouvel Irak avec, notamment, une division du pays et une guerre fratricide entre différentes tribus ?

M. C.  » Ecoutez, vous parlez de l’après-Kadhafi, et je serai très prudent. Sur place, j’ai constaté que Kadhafi avait beaucoup de partisans, il y avait des gens qui ne l’aimaient pas aussi. Même ces gens qui ne l’aimaient pas sur le plan de la question démocratique ou de la corruption…, ils n’étaient pas pour autant pour une invasion de l’OTAN. Il va se passer en Libye ce qui s’est passé en Irak : -les marionnettes de l’OTAN vont s’entredéchirer pour s’assurer le pouvoir et le fric, on a déjà vu le numéro 1 du CNT faire assassiner le numéro 2, donc ça promet -- il y a un tel gâteau avec le pétrole et les réserves financières. Evidemment, toutes les tribus que Kadhafi a réussi à unifier et à pacifier vont de nouveau s’affronter. D’autant plus que c’est une politique classique des grandes puissances coloniales de « diviser pour régner », qu’on utilise comme clients certaines tribus contre d’autres. Les Etats-Unis, les Français, les Italiens et autres vont avoir chacun leurs pions, leurs tribus, et tous ceux-là vont s’entredéchirer. Je ne serais pas étonné qu’effectivement il y ait des formes de guerre civile qui se déclenchent entre les « démocrates libérateurs » et je ne serais pas surpris non plus qu’on assiste à des attentats. Au fond, les Etats-Unis et la France ont besoin d’un bon prétexte pour maintenir des troupes au sol. Comme en Iraq, on sait que, derrière les attentats, il y a souvent les services secrets des Etats-Unis. Je pense que la gauche européenne, arabe et internationale doit absolument prendre conscience que son silence et sa complicité vont plonger les Libyens en enfer. Ce n’est pas la question de culpabiliser les gens, mais de prendre ses responsabilités et de se dire qu’il est temps de ne pas se faire manipuler. Il est temps qu’on mette en place des instruments de contrôle de l’information dès le début. Les médiamensonges tuent et nous avons tous, où que nous soyons, une responsabilité de démasquer ces médiamensonges. Je veux dire, si vous voyez Al Jazeera ou la CNN ou TF1, qui est en train de répéter que tel chef d’Etat commettait l’atrocité et qu’il faut intervenir, vous savez que cela veut dire qu’on va bombarder, qu’on va voler les richesses et, donc, vous avez un devoir moral de vous battre contre le mensonge dès la première seconde où il sort. Cela est absolument fondamental et tout le monde doit prendre ses responsabilités. L’OTAN a déjà annoncé qu’ils étaient très contents de ce qu’ils avaient réussi. Obama, ses conseillers, Sarkozy, qui parade comme un coq…, tout le monde est en train de nous dire qu’on va recommencer et qu’on va trouver la bonne recette et que ça marchera mieux qu’en Iraq et qu’on va faire le coup de la Libye ailleurs. Il est temps pour les progressistes et tous ceux qui veulent absolument défendre la paix et le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur sort de mener la bataille de l’information et, dès qu’un médiamensonge sort, il faut se dire : c’est ma responsabilité de le dénoncer à la minute même où il sort. Et là, je ne pense pas uniquement aux journalistes honnêtes. Pour la plupart, le système des médias ne leur donne pas assez de liberté, mais je pense également à M. tout le monde notamment ; avec internet, on a la possibilité et le devoir de combattre les médiamensonges, c’est très important.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm

Source : La Nouvelle République

24 septembre, 2011

Des preuves et références relatives à l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction

Classé dans : La Croyance Musulmane — assanouciyyah @ 11:33

Le Chaykh Ad-Dajawi dit que « Al-’A^la » signifie la supériorité par la domination et la puissance et non pas par l’endroit et la direction.

Dans le magasine « Majallatou l-’Azhar », le Chaykh Youçouf Ad-Dajawi a dit, lors de l’explication de la parole de Allah :

{سَبِّحِ ٱسۡمَ رَبِّكَ ٱلۡأَعۡلَى} (sabbihi sma Rabbika l-‘A^la) [sourat Al-‘A^la / 1] :

« والأعلى صفة الرب ، والـمراد بالعلو العلو بالقهر والاقتدار ، لا بالـمكان والجهة ، لتنـزهه عن ذلك »

« Al-‘A^la est un attribut du Seigneur. Ce qui en est visé c’est la supériorité par la domination et la manifestation de la puissance et non pas par l’endroit et la direction, qu’Il soit absolument exempté de tout cela ».

Informations utiles :

- Le Chaykh Youçouf Ad-Dajawi Al-Misri Al-Maliki Al-Azhari est décédé en 1365 de l’Hégire (rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 70 ans. Il était un Chaykh reconnu de l’Université Islamique Al-’Azhar.

- Cette citation est tiré du magazine « Majallatou l-‘Azhar », que les Chaykh de Al-’Azhar éditent en Égypte (dans le 9ème volume 1er tome, mois de Mouharram de l’an 1357 p 16).

- Ici, le Chaykh Ad-Dajawi explique que « Al-’A^la » est un attribut de Allah qui signifie la supériorité par la domination et la manifestation de la puissance, puis il dit que cela ne signifie pas la supériorité par l’endroit et la direction, contrairement à ce que prétendent les mouchabbihah (assimilateurs).

- Certains imprudents traduisent mot à mot l’expression « Al-’A^la » par « le Très-Haut », alors que ce n’est pas le sens qui est visé et qui est digne d’être attribué à Allah, Lui qui est absolument exempt de la direction et de l’endroit.

Le chaykh Ibn ^Achour explique que la ‘ayah « A’amintoum man fi s-Sama’ » ne doit pas être pris selon le sens apparent car Allah existe sans endroit.

Le Chaykh Mouhammad At-Tahir Ibnou ^Achour, dans son volumineux tafsir « At-Tahrir wa t-Tanwir », tome 29 page 33 de cette édition, a dit lors du commentaire de la ayah 16 de sourat Al-Moulk :

« قوله : { مَن فِي السَّمَاءِ } في الـموضعين من قبيل الـمتشابه الذي يعطي ظاهره معنى الحلول في مكان ، وذلك لا يليق بالله »

« Sa parole : {مَن فِي السَّمَاءِ} (man fi s-sama’) fait partie de ce qui n’est pas explicite et dont le sens apparent donne le sens de l’incarnation dans un endroit, or ce sens n’est pas digne d’être attribué à Allah »

Informations utiles :

- Le Chaykh Mouhammad At-Tahir Ibnou ‘Achour est né en 1296 et il est décédé en 1393 de l’hégire (Rahimahou l-Lah).

- Il était le président des Mouftis Malikites en Tunisie, le Chaykh de la mosquée de Az-Zaytounah et de ses annexes en Tunisie.

- Ici, il dit que le verset « A’amintoum man fi s-Sama’ » ne doit pas être pris selon le sens apparent et que l’incarnation dans un endroit n’est pas digne de Allah.

- Son tafsir « At-Tahrir wa t-Tanwir » est en trente tomes.

11 septembre, 2011

LE GAIN USURAIRE

Classé dans : les lois des transactions — assanouciyyah @ 14:04

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maItre MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Le Messager de Allah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« كُلُّ قَرْضٍ جَرَّ مَنْفَعَة فَهو رِبا »

( koullou qardin jarra manfa^ah fahouwa riba )

ce qui signifie : « Tout prêt où il est conditionné un intérêt c’est un gain usuraire », [rapporté par al-Bayhaqiyy].

Et il a dit aussi :

« لَعَنَ اللهُ ءَاكِلَ الرِّبا وَمُوكِلَهُ وَكَاتِبَهُ وَشَاهِدَيْهِ »

( la^ana l-Lahou ‘akila r-riba wa moukilahou wa katibahou wa chahidayh )

Ce qui signifie : « Allah maudit celui qui consomme le gain usuraire, celui qui le donne, celui qui l’écrit et ses deux témoins » [rapporté par Abou Dawoud ]

Le gain usuraire (ar-riba) est interdit : le pratiquer, le consommer, le prendre, le noter et être témoin de son contrat.

Concernant le gain usuraire suite au prêt (riba l-qard ), c’est comme par exemple si un homme prête de l’argent à un autre puis, l’échéance arrivant, lui dit : (Soit tu me payes, soit j’augmente la somme que tu me dois). Certains savants Hanafiyy ont dit que c’est le premier cas pour lequel l’interdiction du gain usuraire a été révélée.

Ainsi, concernant le gain usuraire suite à un prêt, il s’agit de tout prêt pour lequel il a été posé comme condition un profit pour le créancier ou pour lui et pour l’emprunteur, que ce profit soit un supplément ou qu’il ne le soit pas.

Ainsi, le gain usuraire avec surplus dans ce qui est prêté, c’est le gain usuraire courant dans les banques ou autres, dans lequel un surplus est posé comme condition.

Pour ce qui est du gain usuraire sans surplus, il s’agit par exemple de ce que font certains lorsque quelqu’un prête à quelqu’un d’autre à une échéance donnée en posant comme condition de se faire loger gratuitement chez lui ou moyennant une contrepartie allégée jusqu’à ce qu’il rembourse ce prêt. Dans certains pays ils appellent cela al-istirhAn et c’est interdit selon l’Unanimité des savants moujtahid, les quatre Imams et les autres.

Parmi les choses qui comptent comme gain usuraire, il y a ce que font certaines personnes qui vendent un objet dont le paiement est échelonné avec un délai bien déterminé mais avec comme condition que si l’acheteur retarde une des échéances, le prix lui sera majoré. S’il n’y avait pas cette condition, la vente serait permise, quelle que soit l’augmentation de prix due à l’échelonnement par rapport au prix au comptant. Vendre à échelonnement à l’origine est quelque chose de permis si les deux contractants se séparent en ayant précisé lequel des deux modes de paiement l’acheteur a choisi, c’est-à-dire qu’il a bien voulu payer à échelonnement ou bien au comptant. Ce qui est interdit c’est qu’ils se séparent avant cette précision alors que l’acheteur a pris l’objet vendu. C’est ce qui est visé par l’interdiction de « deux ventes en une ».

Parmi les exemples de gains usuraire suite au prêt il y’a aussi :

- vendre du coton ou une autre marchandise en ayant accordé parallèlement un prêt à l’acheteur et en augmentant ensuite le prix de ces marchandises à cause du prêt consenti ;

- accorder un prêt à un tisserand ou à toute autre personne dont on loue les services, en la faisant travailler pour une paie inférieure au salaire courant à cause de ce prêt, c’est-à-dire si on pose cela comme condition ;

- accorder un prêt aux agriculteurs jusqu’à leur récolte à la condition qu’ils vendent au créancier leur production à un prix inférieur.

Ces choses précédemment citées sont interdites à condition qu’un accord soit préalable à cela. Ceci compte parmi le gain usuraire suite au prêt. Par contre, s’il a prêté pour ces questions-là sans qu’il y ait eu cet accord et qu’il a passé le contrat par la suite, cela n’est pas interdit.

Il y a une autre sorte de gain usuraire qui est citée dans le HadIth rapporté par Mouslim et autre que lui :

« الذّهَبُ بالذهب والفِضَّةُ بالفِضَّةِ والبُرُّ بالبُرِّ والشَّعيرُ بالشَّعيرِ والمِلحُ بالمِلحِ والتَّمرُ بالتَّمرِ رِبا إلاّ مِثلا بمثل سواء بسواء يدا بيد »

( Adh-dhahabou bi dh-dhahabi wa l-fiddatou bi l-fiddati wa l-bourrou bi l-bourri wa ch-cha^irou bi ch-cha^iri wa l-milhou bi l-milhi wa t-tamrou bi t-tamri riba ‘illa mithlan bi mithl sawa‘an bi sawa‘ yadan biyad )

ce qui signifie : « Vendre de l’or contre de l’or ou de l’argent métal contre de l’argent métal ou du blé contre du blé ou de l’orge contre de l’orge ou du sel contre du sel  ou des dattes contre dattes est un gain usuraire sauf  s’il y a équivalence [de poids pour l'or et de volume pour le blé] et prise de possession respective avant la séparation des deux contractants et qu’il n’y ait pas de délai de règlement fixé ».

Ainsi c’est du gain usuraire :

* de vendre de l’une des deux monnaies précieuses (naqd ) contre l’autre en fixant un délai de règlement, les deux monnaies précieuses étant l’or et l’argent métal, frappées en pièce de monnaie ou non, sous forme de bijoux ou sous forme de métal brut ;

* ou également la vente d’une monnaie précieuse contre une autre de la même espèce – c’est-à-dire de l’or contre de l’or ou de l’argent métal contre de l’argent métal – en fixant un délai de règlement ou bien en se séparant sans prises de possession respectives ;

* ou bien avec une inégalité, c’est-à-dire la vente de l’or contre l’or ou de l’argent métal contre l’argent métal avec un surplus de poids de l’un des deux articles sur l’autre [en prenant en compte la partie pure d'or ou d'argent] ;

* et de même pour la vente des denrées alimentaires entre elles, c’est-à-dire qu’il n’est permis de les vendre, lorsqu’il s’agit de deux espèces différentes comme par exemple du blé contre de l’orge, qu’à deux conditions : qu’on ne précise pas de délai de règlement et qu’on ne se sépare pas avant les prises de possession respectives. S’il s’agit de la même espèce comme par exemple du blé contre du blé, ces deux conditions seront requises ainsi que l’égalité du volume. Il ne sera donc permis de vendre de l’orge contre de l’orge que s’il y a égalité de volume, s’il n’y a pas de délai de règlement et si les prises de possession respectives ont eu lieu avant la séparation.

Ainsi ce gain usuraire est un contrat qui comporte une contrepartie spécifique [monnaies précieuses ou denrées alimentaires] qui n’est pas connue comme étant équivalente selon la balance de la Loi au moment du contrat ou avec un délai, pour l’une des deux contreparties ou pour les deux.

Ce contrat est de trois sortes.

L’une d’entre elles, que l’on appelle (riba l-fadl), le gain usuraire de surplus, c’est la vente de deux contreparties de la même espèce l’une contre l’autre, avec un surplus dans l’une des deux, comme si quelqu’un vend un dinar contre deux dinars, ou un dirham contre deux dirhams, ou un SA^ de blé contre deux SA^ de blé. ( 1 Sa^étant l’équivalent de 4  moudd, le moudd étant le plein de deux mains jointes, des mains de tailles moyennes.)

La deuxième sorte appelée (riba l-yad ) est la vente avec un délai dans la prise de possession des deux contreparties, ou bien avec un délai dans la prise de possession de l’une des deux contreparties, comme lorsque les deux contractants se séparent avant d’en avoir pris possession ou s’ils se fixent un délai de choix avant la prise de possession, c’est-à-dire qu’ils confirment le contrat [avant la prise de possession]. C’est un gain usuraire si les deux contreparties ont une même cause du gain usuraire –comme deux nourritures de base ou deux monnaies précieuses–.

La troisième sorte est celle qu’on appelle (riba n-naça‘ ) : c’est-à-dire avec un délai de règlement. C’est comme la vente d’une denrée alimentaire contre une autre ou de l’une des deux monnaies précieuses contre une autre, de même espèce ou d’espèce différente, moyennant un délai, même si ce délai est très court comme un instant ou une minute. C’est dans le cas où il requiert cela par sa parole comme s’il disait : « Je te vends ce dinar contre cet autre dinar », ou « ce dinar contre ces dirham », ou « ce blé contre ce blé », ou « ce blé contre cet orge » ; « à condition que tu me le livres demain, ou à telle heure, ou après tant d’heures, ou à la sixième minute à partir de maintenant » ou tout ce qui est du même ordre. C’est cela la signification du délai.

Le gain usuraire concernant les monnaies est spécifique aux monnaies précieuses et ne concerne pas les autres monnaies, car les monnaies précieuses sont celles qui sont citées dans le HadIth concernant le gain usuraire rapporté par Mouslim, AbOU DAwOUd et d’autres qui comporte sa parole Salla l-LAhou ^alayhi wa sallam :

« الذهب بالذهب ربا إلاّ مثلاً بـمثل والفضّة بالفضّة ربا إلاّ مثلاً بـمثل »

( adh-dhahabou bidh-dhahabi riba ‘il-la mithlan bi mithl, wa l-fiddatou bil-fiddati riba ‘il-la mithlan bi mithl )

ce qui signifie : « L’or contre l’or est un gain usuraire sauf s’il y a équivalence des deux parties de même que l’argent métal contre l’argent métal est un gain usuraire sauf s’il y a équivalence des deux parties ».

En effet, les deux monnaies précieuses sont une référence concernant les prix.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

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Piliers du woudou’ et actes surérogatoires qui les accompagnent

Classé dans : Les Lois de la petite ablutions (al-woudou) — assanouciyyah @ 14:04

Piliers du woudou’ et actes surérogatoires qui les accompagnent
1. Je commence en disant بسمِ اللَّه « Bismi l-Lah » au début de mon woudou’. Si j‘ai oublié je peux dire بسم الله أوله وءاخره « Bismi l-Lahi ‘awwalahou wa ‘akhirah » au moment où je me rappelle pendant le woudou’ mais pas après l’avoir terminé.

2. J’utilise le siwak (le frottoir à dents), un bâtonnet ou un tissu pour frotter mes dents.

3. Je lave mes mains jusqu’aux poignets avant de les immerger dans le récipient qui contient l’eau du woudou’ si ce récipient contient une petite quantité d’eau (moins de 2 qoullah).

4. Je rince ma bouche. Il suffit que l’eau rentre dans la bouche pour accomplir le minimum de la sounnah mais il est mieux de faire circuler l’eau dans sa bouche. De plus, je peux ne pas rejeter (cracher) l’eau mais c’est mieux de la cracher.

5. Je fais pénétrer de l’eau dans mon nez pour le rincer. Pour accomplir le minimum de cette sounnah, il me suffit d’inspirer l’eau et de l’expirer ou de la garder mais l’expirer est mieux.

6. Je fais l’intention dans mon cœur au moment de laver mon visage. Je dis dans mon cœur par exemple : (nawaytou l-woudou’) ce qui signifie : « j’ai l’intention de faire le woudou’. » L’intention permet de distinguer les actes d’adoration des actes accomplis par habitude.

7. Je lave mon visage. Les limites du visage en hauteur vont de l’endroit où les cheveux poussent habituellement chez les gens, jusqu’à l’extrémité du menton. Les limites du visage en largeur vont d’une oreille jusqu’à l’autre oreille, les oreilles ne faisant pas partie du visage et il n’est donc pas un devoir de les laver.

8. Je dépasse ce qu’il est obligatoire de laver lors du lavage du visage, et cela s’appelle al-ghourrah. Lors du lavage, il est également recommandé d’accompagner l’eau avec sa main et cela s’appelle ad-dalk.

9. Pour celui qui porte la barbe, il y a 2 cas :

Si la barbe est dense, je fais passer mes doigts mouillés à travers en les faisant pénétrer depuis la partie inférieure de ma barbe.
En revanche, si ma barbe est légère, je dois laver tout mon visage, peau et barbe comprises comme les autres poils du visage (sourcils, favoris…).
10. Je me lave les mains et les avant-bras jusqu’aux coudes, coudes compris.

11. Je dépasse ce qu’il est obligatoire de laver lors du lavage des avant-bras, cela s’appelle at-tahjil.

12. Il est recommandé d’accompagner l’eau avec sa main et cela s’appelle ad-dalk.

13. Je me lave la main droite avant la gauche ; il est recommandé d’entrecroiser les doigts mouillés lors du lavage.

14. Je passe ma main mouillée sur une partie de la tête. Il est une condition que ce passage soit dans la limite du crâne, c’est-à-dire de là où poussent habituellement les cheveux jusqu’à l’occiput (la pointe située à l’extrémité arrière de la boîte crânienne).

15. Il est recommandé d’essuyer toute la tête.

16. Il est aussi recommandé d’essuyer la tête vers l’arrière puis vers l’avant.

17. Il est recommandé de passer les mains mouillées sur les oreilles comme ce qui suit : je mets mes index dans les orifices des oreilles puis je les passe dans les creux intérieurs (du côté du visage) des oreilles et avec les pouces, j’essuie le dos (du côté de la tête) de mes oreilles et à la fin j’applique mes paumes encore mouillées sur mes oreilles.

18. Je lave mes pieds jusqu’aux chevilles, chevilles comprises. Il est recommandé de dépasser ce qu’il est obligatoire de laver lors du lavage des pieds, cela s’appelle aussi at-tahjil.

19. Il est recommandé d’accompagner l’eau avec sa main et cela s’appelle ad-dalk.

20. Je lave mon pied droit avant le gauche.

21. Je fais passer mes doigts mouillés entre mes orteils en faisant pénétrer l’eau entre eux. Si l’eau ne passe entre mes orteils que si je passe les doigts mouillés (comme pour celui qui a les orteils collés) alors il est un devoir de le faire et ce n’est plus seulement recommandé, sounnah. J’utilise l’auriculaire (le petit doigt) de la main gauche et je le passe entre mes orteils en commençant par le petit orteil du pied droit et en finissant par celui du pied gauche.

22. Je respecte l’ordre des actes obligatoires (c’est-à-dire que je fais les piliers en suivant l’ordre qui est décrit ci-dessus), cela est obligatoire. Par contre, respecter l’ordre des actes surérogatoires avec ceux qui sont obligatoires est recommandé.

23. Je triple : c’est-à-dire que je lave ou je passe la main sur chaque membre trois fois, cela s’appelle at-tathlith.

24. Je fais les actes en continu, les membres les uns après les autres, c’est-à-dire que je lave mon membre avant que le membre précédent n’ait eu le temps de sécher, cela s’appelle al-mouwalat.

25. Je maintiens l’intention présente du début jusqu’à la fin de l’acte en gardant dans mon cœur que je suis en train de faire le woudou’.

26. Je réduis la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ à un moudd qui est le plein des deux mains jointes de taille moyenne.

27. Il est recommandé de dire après avoir terminé les ablutions :

أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، اللَّهُمَّ اجْعَلْني مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْني مِنَ المُتَطَهِّرِين

(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, ‘Allahoumma j^alni mina t-tawwabbin wa j^alni mina l-moutatahhirin) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Celui Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ; ô Allah fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient.»

10 septembre, 2011

Manipuler le soutien populaire, ou l’art des médias de prendre les gens pour des nuls

Classé dans : actualites du monde — assanouciyyah @ 11:02

Manipuler le soutien populaire, ou l’art des médias de prendre les gens pour des nuls

28 août 2011
Article en PDF : site investig’action Michel Collon

Depuis six mois, les mass médias s’évertuent à entretenir l’idée que les bombardements de l’OTAN sur la Libye visent à protéger des civils de la brutalité des forces de Kadhafi et à leur apporter paix et démocratie. Pour entretenir cette vue des choses, quelques prises de liberté avec l’évocation des faits se sont imposées.

Tout d’abord, quelques rappels de faits indiscutés.

En dépit des frasques de son dirigeant en place depuis 42 ans – contre 59 ans pour la reine Elisabeth d’Angleterre et 43 ans pour le sultan Hassanal Bolkiah du Brunei [1] – la Libye est le pays le plus développé d’Afrique si l’on se réfère au classement IDH (Indice de développement humain) établi par le Programme des Nations unies pour le développement. L’éducation est gratuite pour tous. Le taux d’alphabétisation, avec 82 % de la population sachant lire et écrire, est le plus élevé d’Afrique du Nord. [2] Bien-sûr la manne pétrolière y est pour beaucoup mais tous les pays pétroliers ne peuvent en dire autant, loin s’en faut.

La Libye est aussi le pays le moins endetté du monde : la dette publique en 2010 est à 3,3% du PIB, alors qu’elle est à 98,6% en Belgique, à 88,9% aux USA et à 84,5% en France. [3] Côté gestion, la Libye est exemplaire.

Le conflit démarre officiellement par une émeute armée à Benghazi, berceau historique de l’opposition au régime, le 13 février 2011 où, selon Human Rights Watch, 173 « manifestants » (des insurgés armés suite à l’attaque-suicide d’une caserne) sont tués en quatre jours d’affrontements. [4]

Mais ce qui retient l’attention et déclenche le vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies le 19 mars, ce sont les prétendus 6000 morts ultérieurs rapportés par l’opposition au régime. Un chiffre qui, en dépit du niveau élevé de technologies de communication disponibles dans le pays, ne sera jamais étayé par aucun élément tangible. On parlera d’ailleurs ensuite de 2000 morts. Puis de quelques centaines. Qu’importe… [5]

Au fil des mois, sous l’assaut des bombardements de l’OTAN puis les révélations croissantes d’atrocités et d’exactions commises par des groupes rebelles [5] [6], dont certains sont membres d’al-Qaeda – désormais donc soutenu par l’OTAN – le soutien du peuple libyen au gouvernement en place se manifeste et se renforce.

En témoigne cette impressionnante manifestation à Tripoli le 1er juillet rassemblant des centaines de milliers – voire plus d’un million – de Libyens venus voter avec leurs pieds [7] alors que l’OTAN se propose de venir les protéger et leur apporter paix, démocratie et civilisation.

Malgré la présence et la libre circulation de journalistes occidentaux sur place, l’écho de cette énorme manifestation dans les médias est quasiment imperceptible. Silence radio complet dans la presse belge, britannique ou étatsunienne. Le Monde sous la plume de Jean-Philippe Rémy rapporte la nouvelle de cette façon : « Les dernières manifestations de soutien à Mouammar Kadhafi, sur la place Verte de Tripoli, donnaient des signes d’essoufflement. (…) Vendredi 1er juillet, voici à nouveau la foule. Plusieurs dizaines de milliers de personnes se pressent sur la place Verte et ses abords, acheminées depuis toute la Libye en bus pour faire nombre. » tout en déviant l’attention du public en titrant l’article : « Tripoli menace la France, qui a livré des armes aux rebelles, de « guerre ouverte » » [8]

Le soir du 1er juillet est diffusé sur youtube une copie d’un reportage de 40 minutes de la télévision libyenne sur la manifestation. Bien-sûr, no-fly zone oblige, on manque des vues habituelles prises d’hélicoptère. Néanmoins ces images laissent peu de doute sur l’ampleur, la localisation et la date de l’évènement. La date par exemple est confirmée par cette séquence vers 22:38 – qui ne parait franchement pas avoir été manipulée – où l’on peut voir évoluer une pancarte affichant 2011/7/1. [9]

Des journalistes occidentaux présents sur place, tels le journaliste américain Webster Tarpley sur Infowar [10] et le journaliste français Thierry Meyssan du Réseau Voltaire [11], confirment ces informations et estiment le nombre de manifestants compris entre 1 et 1,7 million de personnes.

Alors, où est la réalité ?

Face à ces prises de liberté avec la réalité sur le terrain – et un million de personnes sur une population de 6 millions d’habitants, c’est non seulement considérable, mais cela fait un peu tâche dans le story telling des médias – qui dit vrai ? Ceux qui esquivent l’information ? Ceux qui la minimisent, la galvaudent (« acheminées depuis toute la Libye en bus pour faire nombre ») et la dissimulent sous un titre belliqueux ? Ceux qui, présents sur place, témoignent de ce qu’ils voient ?

Les seules images disponibles sont celles de la télévision libyenne. Elle paraissent un peu plus crédibles que les images de la place Verte « à Tripoli » diffusées 8 semaines plus tard par Al Jazeera le 21/8/11 mais enregistrées selon toute vraisemblance… en studio au Qatar [12] ou celles de la place Verte « à Tripoli » diffusées par la BBC le 24/08/11 montrant une foule diffusant des drapeaux… indiens. [13]

A vous de juger. Les victimes de cette guerre écœurante n’auront plus la chance de pouvoir le faire.

Par J.-L. Guilmot pour Investig’Action
28-07-2011

Notes
[1] http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/6125849/The-worlds-longest-serving-leaders.html
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Libye
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Libye
[5] http://www.rue89.com/2011/06/16/libye-amnesty-accuse-les-rebelles-de-torture-et-dexactions-209588-0
[6] http://www.legrandsoir.info/de-plus-en-plus-voyou-les-crimes-de-guerre-de-l-otan-en-libye-veterans-today.html
[7] L’expression « voter avec ses pieds » vient d’une pratique du Sénat romain. Lorsque les ténors de l’assemblée avaient fini d’exposer leur point de vue, le reste des sénateurs allaient se placer derrière celui avec lequel ils étaient d’accord. On pouvait alors commencer à compter les voix.
[8] http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp ;type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1161627
[9] http://www.youtube.com/watch?v=bdymLIyEmps
[10] http://www.infowars.com/webster-tarpley-from-tripoli-million-man-march-dares-obama-nato-to-invade/
[11] http://www.voltairenet.org/1er-juillet-2011-manifestation
[12] http://www.youtube.com/watch?v=_KMJCNh5ZwM Images de la fausse (versus la vraie) place Verte « à Tripoli » diffusées par Al Jazeera les 21 et 22/08/2011, la fausse ayant été vraisemblablement tournée en studio au Qatar.
[13] http://www.youtube.com/watch?v=amtTCP91IDY : reportage de la BBC du 24 août 2011 sur la place Verte « à Tripoli » montrant une foule agitant des drapeaux… indiens.
Libye -- Médiamensonges

10 août, 2011

CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

Classé dans : Informations utiles a  la communaute. — assanouciyyah @ 17:26

CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim


La louange est à Allah le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-’Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier Mouhammad.
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :« المَعِدَةُ بَيْتُ الدَاءِ و الحَمِيَّةُ رَأْسُ الدَّوَاءِ »

Ce qui signifie : « L’estomac c’est la maison des maladies et le fait de manger que ce qui est bénéfique pour la personne c’est le chef des médicaments ».

Cela veut dire que la plupart des maladies proviennent de ce que la personne mange et le fait que la personne mange ce qui est bon pour sa santé c’est le chef des médicaments.

Dans le hadith il est rapporté qu’il y a quatre états que l’on retrouve dans les corps.

Dans l’être humain il y a quatre états réunis :

- Le chaud
- Le froid
- Le sec
- L’humide
Quand l’être humain naît, ces quatre états sont à égalité et après selon ce que la personne mange en grandissant ces états changent.Exemple : si la personne est en hiver l’air est froid et elle mange des concombres qui sont eux même de type froid et elle boit avec cela du lait qui est lui-même froid alors le froid ajouté au froid ajouté au froid fait que le froid qui est dans le corps de la personne augmente et elle tombe malade.

Dans la nourriture on retrouve quelques un de ces états : dans la viande, les plantes, les fruits, les légumes il y en a parmi eux qui sont chauds et humides d’autres qui sont froids et secs d’autres qui sont froids et humides et ainsi de suite mais dans le corps humain les quatre états sont présents et meilleur c’est ce qui est chaud et humide.

Parmi les nourritures chaudes et humides il y a le pain, l’huile d’olive, les raisins secs, la viande de poulet, celle de mouton, les pois chiches, le blé concassé ( bourghoul ) et autre que cela.

Parmi les nourritures froide il y a : le lait, le riz, le poisson, les lentilles, le concombre, la pastèque, l’eau et autre que cela.

Il est rapporté que le Messager mangeait la pastèque avec des dattes et il disait :

« هَذا إِمْلاَحٌ لَهُ »

Ce qui signifie : « Ceci est une correction pour elle »

En effet nous savons que la pastèque est de type froid alors que la datte est de type chaud ainsi l’état de la datte corrige l’état de la pastèque lorsqu’ils sont consommées ensemble.

Ainsi même si une nourriture est à l’origine froide elle peut être corrigée en la combinant avec un autre type de nourriture.

Si la personne s’attache à manger ce qui est de type chaud humide ce qu’on appelle nourriture équilibrée ceci maintient les quatre états au même niveau, et s’il s’avère que l’un des états a augmenté plus que les autres alors le fait de se maintenir à manger ce qui est chaud humide rétablit les quatre états au même niveau.

La viande de poulet et la viande de mouton sont de bonnes viande contrairement à la viande de bœuf qu’il convient d’éviter de manger et si la personne veut tirer un profit de cette dernière viande, cela nécessite environ quatre heures d’activité physique car elle est dure à mâcher pour l’estomac.

Ce qui est encore meilleur que la viande elle même c’est le bouillon de la viande al-marq et cela même si le bouillon est obtenu avec un petit morceau de viande, on met ce petit morceau de viande dans un récipient d’eau que l’on fait bouillir et cette eau sera appelé bouillon qui est meilleur que la viande elle-même et le bouillon de poulet est excellent.

Cela est contraire à ce que font malheureusement les gens aujourd’hui, ils cuisinent avec beaucoup de viande et très peu de bouillon alors que le fait de manger beaucoup de viande est mauvais pour le cœur ; de plus le Messager de Allah a dit :

« أَكْثِرُوا المرق »Ce qui signifie : « [si vous cuisinez de la viande alors] faites [en sorte qu’il y ait] beaucoup de bouillon ».

Car on fait à partir du bouillon entre autre ce qu’on appelle Ath-tharid qui est le fait de manger le pain trempé dans une sauce tel que le bouillon de viande ou l’huile d’olive et ce qui est du même ordre et le Messager de Allah a fait l’éloge de cette manière de manger il a dit :

« فَضْلُ الثَّرِيدِ عَلَى بَاقِي الطَّعَام كَفَضْلِ عَائِشَةَ عَلَى بَاقي النِّسَاءِ »Ce qui signifie : « Le mérite du Ath-tharid sur les autres nourritures est tel le mérite de ^A’ichah sur le reste des femmes ».
Si le corps est froid et sec la personne n’arrive pas à mémoriser et elle oublie, si la personne continue et empire dans cet état cela peut mener à une maladie qui s’appelle as-sawda’ et cela peut aussi mener à terme à la folie, c’est pour cela qu’il y a un exemple très connu chez les arabes et très ancien qui dit dans le sens : « Ne mangez pas le poisson avec le lait » et il est connu chez eux que c’est une cause de folie, en effet si on regarde le poisson on voit qu’il est de type froid ainsi que le lait (ce qui est pris en considération c’est que la personne multiplie ce type de nourriture ce n’est pas le simple fait qu’elle en ait mangé une fois qui fait quelle deviendra folle ou qu’elle mourra ).

Parmi les nourritures qui provoquent les même effets sur la personne si on multiplie leur consommation et qu’il convient de ne pas manger en grande quantité car elles sont entre autre une cause de folie et de as-sawda’ et la nourriture des djinns parmi lesquelles les fèves et les aubergines.

Si l’état froid augmente dans le corps de la personne alors la paresse s’installe dans ses capacités à mémoriser et à raisonner et la personne ne mémorise plus si elle a un texte à mémoriser.

Si le corps est froid et humide la personne ne mémorise pas et oublie mais si toutefois elle parvient à mémoriser un texte par cœur ce n’est qu’après beaucoup d’effort et un long temps.

Si le corps est chaud et c’est alors que la personne mémorise rapidement et oublie rapidement.

Si la personne a le corps chaud et humide alors elle mémorise rapidement et elle n’oublie pas.

Il est utile de boire de l’eau mélangée avec du miel à jeun régulièrement, cela renforce le corps et comporte une guérison comme cela est parvenu dans le hadith.

Les savants recommande de boire le thé avec du lait et cela rend le thé plus bénéfique, car le thé est à l’origine chaud et ainsi bien que le thé comporte certains bienfaits le fait d’en boire trop n’est pas une bonne chose et mélangé avec le lait il est meilleur.

De même il est connu que le fait de boire une grosse quantité de café tous les jours tout en fumant une grosse quantité de cigarette est une cause de folie.

L’orange multiplie les glaires ainsi on la mange avec le sucre en été et le miel en hiver de même la pastèque il est conseillé de la manger avec du miel.

Il convient que la personne délaisse les champignons, les pommes de terre (elles font grossir sans donner des forces), éviter les fritures, les tomates…

Le jus de carotte renforce ainsi que le jus de canne à sucre, cela est puissant, et il est mieux de remplacer le sucre blanc par le sucre roux, tout comme le pain brun est meilleur que le pain blanc c’est-à-dire le pain d’orge ou de seigle qui est meilleur que le pain de blé.

Il est rapporté que le prophète n’a jamais mangé de pain blanc et ce bien qu’il existait à son époque et il mangeait du pain brun.

Le thym -- za^tar -- c’est bien de le manger mélangé avec de l’huile d’olive et c’est bon pour l’intelligence ainsi que la mémoire.

Les pois chiches en purée avec de l’huile d’olive et du pain, c’est une nourriture chaude et humide.

Les œufs il ne convient pas de les cuire jusqu’à ce que le jaune devienne sec il convient qu’il soit un peu humide sinon il devient chaud et sec, ainsi il sera bon pour la mémoire car il est chaud et humide.

Les pommes sont bonnes pour le sang et le cœur.

Si une personne mange un repas sans viande c’est mieux qu’elle boive une demi heure après le repas.

Si une personne mange un repas avec viande elle boit deux heures après.

Ainsi quand la personne mange la nourriture va à l’estomac, qui l’envoie au foie qui la transforme et quand la personne boit juste après avoir mangée tous remonte et le travail est interrompu.

Le mieux c’est de faire une sauce et de tremper le pain dedans.

[Exemple de tharid : morceaux de pain dans l’assiette avec du thé versé dessus, juste après que il s’imbibe ensuite on verse le lait].

La courgette c’est l’ami du ventre.

Marcher une heure par jour avec une marche rapide c’est bon pour la santé.

Mouton, agneau, poulet, sont des bonnes viandes.

Fèves et aubergines, sont des causes de cancer.

7 raisins secs (raisins noir), huile d’olive le matin à jeun c’est bon pour la santé.

Le jus de raisin renforce ainsi que les fruits secs.

L’eau est froid est humide

La pastèque est froide et humide

Le miel est chaud et sec

Pour les glaires, l’eau de mer c’est bon ainsi que l’huile d’olive sur le corps en se mettant au soleil.

Par ailleurs, il convient, pour profiter le plus des bienfaits des fruits c’est de les consommer avant le repas, et non pas après. Car consommer les fruits après le repas ils altèrent le repas, à cause du sucre (jus) [léger/rapide] qu’ils contiennent. Et les consommer une demi heure avant le repas est encore mieux. Et il ne convient pas de consommer des fruits tous le jours.

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pour autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté. Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré :

« مَا مَلأَ ابنُ ءَادَمَ وِعَاءًا شَرًّا مِنْ بَطْنِهِ ، بِحَسْبِ ابْنِ ءَادَمَ لُقَيْمَاتٍ يُقِمْنَ صُلْبَهُ فَإن كَانَ ولا بُدَّ فَثُلُثٌ للطَّعَام وثُلُثٌ للشَّراب وثُلُثٌ لِلنَّفَسِ »

ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. ” louqaymat -des bouchées-” c’est un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous. Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées, pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de ’Adam… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir. ce qui signifie : « S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ». C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.Par ailleurs la bonne habitude, [si on ne jeûne pas] est de manger deux fois par jour , [ainsi faisaient le Prophète et ses compagnons] et cela est l’habitude des arabes avant, [et parfois ils consommaient quelque choses de léger après l-^asr comme boire du lait].

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

4 août, 2011

Références des paroles de savants concernant l’exemption de Allah de l’endroit, du corps et des caractéristiques des corps

Classé dans : La Croyance Musulmane — assanouciyyah @ 15:17

Le Chaykh Al-Baydawi dit que le « Nouzoul de Allah » n’est pas un déplacement et que Allah est exempt du corps et de la localisation

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari » (tome 3 p 31 de notre édition), l’Imam Ibnou Hajar Al-3Asqalani a dit :  « وقال البيضاوي : لـما ثبت بالقواطع أنه سبحانه منـزه عن الجسمية والتحيز امتنع عليه النـزول على معنى الانتقال من موضعٍ إلى موضعٍ أخفض منه »

 « Al-Baydawi a dit : « Puisqu’il a été confirmé avec les preuves catégoriques que Allah soubhanahou est exempt du corps et de la localisation, il Lui est impossible le nouzoul dans le sens d’un déplacement d’un endroit vers un endroit qui lui serait inférieur ». 
Informations utiles : 

 - Le chaykh Abdou l-Lah Ibnou ^oumar Ibnou Mouhammad Ach-Chirazi Al-Baydawi est décédé en 685 de l’Hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 750 ans. (Certains ont dit qu’il est décédé en 691 de l’Hégire). Il était du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi^i. 

 - Dans son commentaire, le chaykh Baydawi dit que le Nouzoul de Allah n’est pas un déplacement d’un endroit vers un autre. Ceci est impossible car Allah est exempt du corps et de la localisation. - Chaykhou l-‘Islam, Amir al-Mou’minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ^ali Ibnou Hajar Al-^asqalani est née en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste dans la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi^i.
> -- Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari.
> -- Cette parole de Al-Baydawi a également été rapportée par le Chaykh Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Baqi Az-Zarqani Al-Maliki, décédé en 1122 de l’Hégire (Rahimahou l-Lah) dans son commentaire du Mouwatta’ de l’Imam Malik.

Dans son commentaire du Sahih de Al-boukhari «Fath Al-Bari » (tome 13 p 412 de notre édition), l’Imam Ibnou Hajar Al-^Asqalani rapporte que le Hafidh Al-Karmani a dit :
« قوله « في السماء » ظاهره غير مراد، إذ الله منـزه عن الحلول في الـمكان 

» « Le sens apparent de Sa parole (fi s-sama’) n’est pas le sens qui est visé car Allah est exempt de l’incarnation dans un endroit ». 


 Informations utiles  

 - Le Chaykh, le Hafidh Chams ad-Din Mouhammad Ibnou Youçouf connu sous le nom de Al-Karmani Al Baghdadi est décédé en 786 de l’Hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 650 ans. Il est l’un des commentateurs du Sahih de Al-Boukhari.

Ici il dit clairement que la parole « fi s-sama’ » ne doit pas être pris au sens apparent car Allah n’est pas dans un endroit.Chaykhou l-‘Islam, Amir al-Mou’minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ^ali Ibnou Hajar Al-^asqalani est née en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi^i.
> -- Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari. 

Le Hafidh Ibn Hajar Al-^Asqalani rapporte l’unanimité sur le fait que Allah est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. 

Le Hafidh Al-Karmani dit que la parole « fi s-sama‘  » ne doit pas être prise au sens apparent, et que Allah est sans endroit.

Dans son commentaire du Sahih de Al-Boukhari «Fath Al-Bari » (tome 7 p 124 de notre édition), l’Imam Ibnou Hajar Al-^Asqalani a dit :

« فمعتقد سلف الأئمة وعلـماء السنة من الخلف أن الله منـزه عن الحركة والتحول والحلول ، ليس كمثله شىء »  « La croyance du Salaf, des Imams et des savants de la Sounnah du Khalaf, c’est que Allah est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation. Rien n’est tel que Lui ». 

 Informations utiles- Chaykhou l-‘Islam, Amir al-Mou’minin fi l-hadith (le Prince des croyants dans la science du hadith) Chihab ad-Din Abou l-Fadl Ahmad Ibn ^ali Ibnou Hajar Al-^asqalani est née en 773 et il est décédé en 852 de l’hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 580 ans. C’est un très grand spécialiste de la science du hadith qui a écrit de nombreux ouvrages. Il est du madh-hab (Ecole de jurisprudence) de l’Imam Ach-Chafi^i.
- Son livre « Fath Al-Bari » est incontournable, c’est l’un des plus célèbres commentaires du Sahih Al-Boukhari. 

 - Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait que Allah est exempt du mouvement, du déplacement et de l’incarnation.
  

Se baser sur le calcul pour déterminer le début du jeûne de ramadan n’est pas conforme à la s-sounnah

Classé dans : Les Lois relatives au jeune — assanouciyyah @ 14:42

L’Imam Ibn ^Abidin rapporte l’unanimité sur le fait qu’il n’est pas permis de se baser sur le calcul pour déterminer le début de Ramadan 

L’Imam Ibnou ^Abidin a dit dans son livre « Raddou l-Mouhtari ^ala d-Dourri l-Moukhtar » (tome 3 page 354 de notre édition) qui est le commentaire du livre « Ad-dourr » qui compte parmi les plus célèbres livres de savants Hanafites :  « قوْلُهُ :« لا عِبْرَةَ بِقَوْلِ المُوَقّتينَ» أيْ في وجوبِ الصومِ على الناسِ » 

وقالَ :« لا يُعْتَبَرُ قولهُمْ بالإجماعِ ولا يجوزُ للمنجّمِ أنْ يعملَ بحسابِ نَفْسِهِ »  Sa parole : « On ne donne pas de considération à la parole de ceux qui se basent sur le calcul pour la détermination de l’obligation de commencer le jeûne pour les gens ». 

Puis il a dit : « Leur parole n’est pas prise en considération, et sur ce jugement il y a unanimité. Et il n’est pas permis à l’astronome de jeûner en se basant sur ses propres calculs ».    Informations utiles  

- L’Imam, Le Faqih – spécialiste de la jurisprudence -, Mouhammad ‘Amin Ibnou ^Oumar connu sous le nom de Ibnou ^Abidin Al-Hanafi, est née en 1198 et il décédé en 1252 de l’Hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 180 ans. C’est un savant très connu, qui était considéré comme l’Imam Hanafite de son temps. Il vécu et enseigna principalement à Damas.  - Son livre « Raddou l-Mouhtari ^ala d-Dourri l-Moukhtar » qui comporte plusieurs volumes est son ouvrage le plus célèbre. 

- Ici, il rapporte l’unanimité sur le fait qu’il n’est pas permis de se  baser sur le calcul astronomique pour déterminer le début du jeune.  - La détermination du mois de Ramadan a lieu par l’observation, à l’œil nu, du croissant de lune après le coucher du soleil du 29 ème jour de Cha^ban, conformément à la tradition Prophétique. On ne peut donc pas prévoir la date exacte du début du mois de Ramadan à l’avance par calcul. Les calendriers basés sur des calculs permettent seulement d’avoir une date approximative (à un ou deux jours près) du début du mois. - En effet le Messager de Allah (Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit : 

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً » 

Sa parole signifie :   « N’anticipez pas Ramadan d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue, poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours » [rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]. 

L’Imam Ibnou ^Abidin explique les différentes sortes d’innovations (bid^ah) L’Imam Ibnou ^Abidin a dit dans son livre « Raddou l-Mouhtari ^ala d-Dourri l-Moukhtar ». 

« L’innovation peut être un devoir, comme le fait d’établir les preuves pour répliquer aux gens des groupes égarés et l’apprentissage de la grammaire arabe qui permet de comprendre le Livre -- al Qour’an -- et la Tradition Prophétique. Elle peut être recommandée comme l’édification des ribats ou des madrassa – école – ainsi que toute œuvre de bienfaisance qui n’avait pas lieu durant la première période de l’Islam. Elle peut être déconseillée comme la décoration excessive des mosquées et elle peut être indifférente comme le fait de multiplier les plaisirs de la table, des boissons et des vêtements ».    Informations utiles  

- L’Imam, Le Faqih – spécialiste de la jurisprudence -, Mouhammad ‘Amin Ibnou ^Oumar connu sous le nom de Ibnou ^Abidin Al-Hanafi, est née en 1198 et il décédé en 1252 de l’Hégire (Rahimahou l-Lah) c’est-à-dire il y a environ 180 ans.  - C’est un savant très connu, qui était considéré comme l’Imam Hanafite de son temps. Il vécu et enseigna principalement à Damas. 

- Son livre « Raddou l-Mouhtari 3ala d-Dourri l-Moukhtar » qui comporte plusieurs volumes est son ouvrage le plus célèbre. - ici, il explique que l’innovation (bid^ah) peut être obligatoire, recommandée, déconseillée, et indifférente, puis il cite des exemples pour chacune de ces catégories. 

- Cette citation nous prouve que bien avant le groupe wahhabite, qui rappelons le est apparu il y a environ 250 ans avec l’émergence de leur fondateur Mouhammad ibnou ^abdi l Wahhab, et qui continue à distiller  encore de nos jours leur poison, sous l’appellation trompeuse de «  salafistes », alors qu’ en réalité, ils sont  à l’opposé de la croyance des savants du salaf et même du khalaf,  Ces imposteurs prétendent qu’il ne peut y avoir de bonnes innovations et selon leur mauvaise compréhension ils disent que toute innovation est un égarement. Or nombreux sont les savants de références qui ont écrit des ouvrages démontrant l’existence de bonnes innovations et détaillant cette question expliquant ainsi les différentes sortes d’innovations et leur jugement dans la Loi de l’Islam. 

30 juillet, 2011

Khoutbah concernant Ramadan béni

Classé dans : Les Lois relatives au jeune — assanouciyyah @ 16:58

kh366frramadanbni.pdf

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim. Louanges à Allah Seigneur des mondes,que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Ramadan béni

Louanges à Allah l’Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui.

Je recherche la préservation de Allah contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide, c’est lui le bienguidé et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante.

Allah a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Le Prophète a ainsi transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son messager. Que Allah l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

Esclaves de Allah, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Je vous recommande de vous attacher aux ordres de Allah et de marcher sur la voie de notre Prophète honoré en vous préparant pour le jour de la station éminente, ce jour où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucun secours et seul celui qui y viendra avec le coeur pur de la mécréance sera sauvé.Nous accueillons aujourd’hui un mois éminent et béni qui est le mois de Ramadan honoré. Allah ta^ala dit : (ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou koutiba ^alaykoumou s-siyamou kama koutiba ^ala l-ladhina min qablikoum la^allakoum tattaqoun) ce qui signifie : « Ô vous les croyants ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l’a été à vos prédécesseurs, puissiez-vous atteindre la piété ! » [sourat Al-Baqarah / 183].

Le jeûne de Ramadan a été rendu obligatoire au mois de Cha^ban de la deuxième année de l’Hégire. Le jeûne de Ramadan a été décrété obligatoire par un hadith du Messager de Allah et nous savons combien est grande sa récompense. Tout comme nous savons par le texte prophétique comment le début du mois est confirmé et comment le mois est terminé.

Le Prophète a dit : Soumou lirou’yatihi wa ‘aftirou lirou’yatihi fa’in ghoumma ^alaykoum fa’akmilou ^iddata cha^bana thalathina yawma ce qui signifie : « Commencez le jeûne à la vue du croissant de lune et terminez-le à la vue du croissant. Si l’observation n’a pas été possible à cause des nuages ou autre, alors poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours » [rapporté par Ahmad].

Comment convient-il que le musulman accueille le mois de Ramadan ? Les mois lunaires sont au nombre de douze. Le début et la fin de chacun des mois lunaires sont connus par l’observation du croissant de lune.

Les prédécesseurs tout comme les générations suivantes ont gardé cette voie et y ont persévéré avec constance. Les jurisconsultes ont décrété àpartir des textes qu’il n’est pas permis de se fier à la parole d’un astronome qui se baserait sur les calculs pour déterminer la naissance du croissant de lune de Ramadan.

Par conséquent, la nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban, les musulmans observent le croissant de lune de Ramadan. S’ils le voient, le jeûne est confirmé pour le lendemain, mais si l’observation n’a pas été possible, ils poursuivent le compte de Cha^ban à trente jours. Il y a dans l’école de l’Imam Abou Hanifah une facilité pour les musulmans : si le croissant de Ramadan a été observé en Orient, il est permis aux gens de l’Occident, du Nord et du Sud de jeûner en se basant sur l’observation des gens de l’Orient.

Par conséquent, si un musulman ^adl –digne de confiance– a vu le croissant de Ramadan en Amérique du Nord, il nous est permis selon l’école de l’Imam Abou Hanifah de jeûner en se basant sur l’observation de ce musulman. Il est donc indispensable de chercher à observer le croissant de Ramadan.

Le vingt-neuf Cha^ban au soir, il convient de s’assurer que le croissant a été vu ou non avant de s’endormir, car si quelqu’un se réveille le matin de Ramadan et trouve lesmusulmans en train de faire le jeûne sans avoir fait l’intention pendant la nuit, son jeûne n’est pas compté pour lui. Il est donc indispensable de veiller à observer le croissant de Ramadan et on sebase pour cela sur la parole de quelqu’un qui est digne de confiance.

En revanche, se fier aux calculs des astronomes pour la détermination du début du mois, est en contradiction claire et explicite avec ce qu’a dit le Messager de Allah : Soumou lirou’yatihi wa ‘aftirou lirou’yatihi fa’in ghoumma ^alaykoum fa’akmilou ^iddata cha^bana thalathina yawma.

ce qui signifie : « Commencez le jeûne à la vue du croissant de lune et terminez-le à la vue ducroissant. Si l’observation n’a pas été possible à cause des nuages ou autre, alors poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours ».

Quel doit être notre état durant ce mois éminent ?

Tout d’abord, il est indispensable de prendre connaissance de la règle religieuse selon laquelle est excusé (ma^dhour) celui qui a été occupé par les obligations de sorte que cela l’a empêché de pratiquer les surérogatoires. Quant à celui qui a manqué ses obligations parce qu’il apratiqué des actes surérogatoires, il est prétentieux (maghrour).

Il est important de se repentir à Allah ta^ala durant le mois de Ramadan, pendant Cha^ban, Chawwal et n’importe quel jour de l’année durant sa vie. Il est important de cesser de faire les actes blâmables et illicites, de persévérer à les éviter et d’avoir la ferme volonté de ne pas récidiver afin que soient réunies les conditions du repentir.

Quel doit être notre état durant le mois de Ramadan, mois d’abondance,d’obéissance et d’effort ?

Mes frères de foi, celui qui a été occupé par ce qui est obligatoire et n’a pas pratiqué les actes surérogatoires est excusé.

Par conséquent, celui qui a su de lui-même qu’il a des prières obligatoires à rattraper, qu’il ne s’occupe pas de réciter des ‘ayah du Qour’an honoré jour et nuit, ni d’accomplir des prières surérogatoires, ni de veiller des nuits de Ramadan sans rattraper les obligations qu’il a manquées auparavant sans excuse. En effet, celui qui veut s’attacher à la Religion, il est indispensable qu’il apprenne comment y parvenir. Il est indispensable qu’il apprenne comment obéir avant de d’occuper son temps à réciter le Mous-haf jour et nuit, alors qu’il n’a pas même appris la manière de réciter le Qour’an, par transmission orale auprès de gens de science et de connaissance.

Il y a de cela quelques années, un homme a voulu passer un examen afin d’assurer la fonction d’imam dans une mosquée. L’enseignant qui faisait passer l’examen lui a ouvert le Moushaf afin qu’il lise depuis sourate Ad-Doukhan. Or au lieu de dire : « ha mim », cet homme a dit : « him ».

Il ne savait pas réciter le Qour’an. Est-ce qu’on va dire qu’ayant fait un effort de jurisprudence, il s’est trompé et n’aura qu’une seule récompense au lieu de deux ? Non, son erreur de récitation n’est pas une obéissance à Allah, par conséquent, elle ne peut pas être un acte qui le rapproche de l’agrément de Allah ta^ala, ni dans le mois de Ramadan ni en dehors du mois de Ramadan. La disposition du musulman qui recherche l’agrément de Allah soubhanahou wa ta^ala, c’est de faire partie de ceux qui apprennent la science de la Religion. Ainsi, il apprendra ce que Allah lui a ordonné d’apprendre. Ensuite, il l’appliquera et s’attachera aux obligations en piorité, car le rapprochement de l’agrément de Allah ta^ala passe par l’accomplissement des obligations

avant celui des actes surérogatoires. Tout comme Allah ta^ala dit dans le hadith Qoudsiyy : (wa ma taqarraba ‘ilayya ^abdi bichay’in ‘ahabba ‘ilayya mimma ftaradtou ^alayh)

ce qui signifie : « Mon esclave ne se rapprochera jamais autant de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui ».

Nombreux sont ceux qui commencent par retenir le Qour’an honoré par coeur tout en croyant que Allah s’assoit sur le Trône. En quoi cette mémorisation du Livre leur sera profitable alors que le Livre de Allah ta^ala les maudit. En effet, quelqu’un qui croit que Allah a une image ou qu’Il est dans un endroit n’a pas connu Allah ta^ala : le jeûne n’est pas valable de sa part, ni ses veillées de nuit, ni sa prière, ni la zakat ni le pèlerinage ni aucune obéissance.

Il est une condition qu’il ait la bonne croyance, à savoir que Allah existe sans endroit et sans comment. De plus, pour que l’état du musulman soit convenable pendant le mois de Ramadan, s’il veut occuper cette période par les actes d’obéissance, il convient qu’il assiste aux assemblées de science de la Religion.

Il est nécessaire qu’il accomplisse les devoirs avant de s’occuper des actes surérogatoires s’il a des prières obligatoires à rattraper qu’il a manquées sans aucune excuse. Par contre, celui qui a déjà accompli les devoirs, qu’il s’efforce de réciter le Qour’an honoré durant le mois d’obéissance, durant le mois dans lequel le Qour’an honoré a été révélé. Persévérez à lire le Qour’an et ne le délaissez pas. De nos jours, lorsqu’on récite le Qour’an dans le quartier, les gens pensent qu’il y a quelqu’un qui est mort, comme si la récitation du Qour’an n’avait lieu que pour ceux qui sont dans les tombes, pour se préparer à les accompagner au cimetière et lorsqu’on se trouve dans les préparatifs funéraires.Persévérez à accomplir les obligations dans leur totalité. Après les obligations, attachezvous à accomplir les sounan, les sounan régulières (les rawatib) et assistez aux assemblées de science de la Religion qui sont organisées dans les mosquées. Ce seront autant de provisions pour vous avant que vous n’entriez dans la tombe.

S’acquitter des obligations fait davantage rapprocher de l’agrément de Allah qu’accomplir des actes surérogatoires. Attachez-vous donc à accorder à l’obligatoire la priorité sur le surérogatoire pour agir conformément à la règle religieuse : celui qui est occupé par l’obligatoire aux dépens du surérogatoire est excusé, et celui qui est occupé par le surérogatoire aux dépens de l’obligatoire est prétentieux. Occupez votre temps par l’obéissance à Allah, vous ainsi que vos enfants et les gensde votre famille. L’état du musulman pendant le mois de

Ramadan, c’est une pureté du coeur et des organes de toute souillure.

Voici mes propos et je demande à ce que Allah ta^ala me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

www.apbif.org

Association des Projets de Bienfaisance Islamiques en France

20 juillet, 2011

Classé dans : Informations utiles a  la communaute. — assanouciyyah @ 1:27

Croyance : conclusion du chemin de droiture

Publié dans Croyance par chaykhaboulaliyah le juin 26, 2011

Conclusion

En résumé des recherches que nous venons d’exposer, si quel­qu’un a eu connaissance de Allah et de Son Messager et a prononcé le témoignage, même une seule fois dans sa vie, en agréant cela pour croyance, c’est un musulman, un croyant.

Mais si quelqu’un a eu connaissance et a prononcé mais n’a pas cru, il n’est ni musulman ni croyant selon le jugement de Allah. Pourtant selon notre jugement à nous, il est musulman puisque son for intérieur nous est caché. S’il manifeste l’Islam alors qu’il déteste l’Islam ou s’il hésite en lui-même (est-ce que l’Islam est vrai ou non), celui-là est un hypocrite mécréant, concerné par Sa parole ta^ala :

[إِنَّ الْمُنَافِقِينَ فِي الدَّركِ الأَسْفَلِ مِنَ النَّارِ[1]

(‘inna l-mounafiqina fi d-darki l-‘asfali mina n-nar) qui signifie : « Certes, les hypocrites seront au fin fond de l’enfer ». L’hypocrite ainsi que le mécréant déclaré demeureront en enfer éternellement.

Quant à la parole d’un individu (que la foi serait valable de la part du mécréant sans qu’il prononce les deux témoignages alors qu’il en est capable), c’est une parole invalide.

L’un des savants a dit :

« Celui qui a grandi avec ses deux parents musulmans et a été élevé dans l’Islam, la connaissance et la croyance ferme lui suffisent pour que son Islam et sa foi soient valables, même s’il ne prononce rien ».

D’autre part, celui pour qui la base de la foi et de l’Islam est valable, même s’il ne s’est pas acquitté des actes obligatoires tels que les cinq prières ou le jeûne de Ramadan et qu’il ne s’est pas gardé des interdits jusqu’à ce qu’il meure en étant dans cet état avant de s’être repenti, il s’est sauvé de l’éternité en enfer. Ensuite, Allah pardonne à une partie des gens tels que lui et les fait entrer au paradis sans châtiment alors qu’une autre partie, Il les châtie puis les fera sortir de l’enfer et les fera entrer au paradis ; et Allah sait plus que tout autre à qui Il pardonnera et à qui Il ne pardonnera pas.

Quant à celui qui est mort après s’être repenti, qui a donc accompli tout ce que Allah a rendu obligatoire sur lui et qui s’est gardé de tous les interdits, il se retrouve comme s’il n’avait jamais commis de péché. La preuve en est sa parole r :

(( التَّائِبُ مِنَ الذَّنْبِ كَمَنْ لاَ ذَنْبَ لَهُ ))

[hadithsahihrapporté par Ibnou Majah de Ibnou Mas^oud] (at-ta’ibou mina dh-dhanbi kaman la dhanba lah)  qui signifie : « Celui qui se repent du péché est comme celui qui ne l’a pas fait ».

Dans le Sahih de Al-Boukhariyy, un homme a dit : « Ô Messager de Allah, j’entre en Islam ou je combats ? » Il lui dit :

(( أَسْلِمْ ثُمَّ قَاتِلْ ))

(‘aslim thoumma qatil) ce qui signifie : « Entre en Islam puis combats ». Il entra en Islam, combattit et fut tué. Le Messager de Allah r dit alors :

(( عَمِلَ قَلِيلاً وَأُجِرَ كَثِيراً ))

(^amila qalilan wa ‘oujira kathira) ce qui signifie : « Il a peu œuvré mais il a beaucoup été récompensé », ceci parce qu’il a obtenu le degré de martyr après que l’Islam a effacé tout péché antérieur. Le mérite en revient donc à l’Islam. En effet, s’il n’était pas entré en Islam, aucun acte qu’il aurait fait ne lui aurait été profitable. Cet homme avait rejoint ceux qui faisaient le Jihad, car avant cela sa tribu qui était musulmane était sortie sans que lui ne se convertisse à l’Islam. Ensuite, Allah lui a accordé l’inspiration d’interroger le Messager. Le Messager lui a alors indiqué d’entrer en Islam et ensuite de combattre.


Conclusion de la conclusion

Que celui qui est doté de raison médite sur Sa parole ta^ala :

[مَا يَلْفِظُ مِنْ قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ] [2]

(ma yalfidhou min qawlin ‘il-la ladayhi raqiboun ^atid) qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans que soient auprès de lui Raqib et ^Atid ».

Celui qui médite sur cette ayah saura que tout ce qui est dit, en étant sérieux, en plaisantant ou en étant en colère est enregistré par les deux anges. Quelqu’un de raisonnable se réjouira-t-il de voire dans son livre, lorsqu’il lui sera exposé au Jour du jugement ces paroles infâmes ? Cela lui fera mal et l’affligera alors que le regret ne sera plus d’aucune utilité. Qu’il prenne grand soin de préserver sa langue de dire des paroles qui l’affligeraient si elles lui étaient exposées dans l’au-delà.

Le Messager de Allah a dit :

(( خَصْلَتَانِ مَا إِنْ تَجَمَّلَ الْخَلاَئِقُ بِمِثْلِهِمَا حُسْنُ الْخُلُقِ وَطُولُ الصَّمْتِ ))

[rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi d-Dounya Al-Qourachiyy dans Kitabou s-Samt] (khaslatani ma ‘in tajammala l-khala’iqou bimithlihima : housnou l-khoulouqi wa toulou s-samt) ce qui signifie : « Voila bien deux qualités pour les créatures tant qu’elles s’en embellissent : le comportement d’excellence [3] et le long silence ».

 


[1] [souratou n-Niça' / 145]

[2] [souratou Qaf / 18]

[3] Ne pas faire de tort à autrui, prodiguer le bien à qui t’est reconnaissant comme à qui ne t’est pas reconnaissant, et supporter le mal d’autrui.

Croyance : ijtihaad et taqliid

Publié dans Croyance par chaykhaboulaliyah le juin 26, 2011

La déduction des lois (‘ijtihad) et l’obédience (taqlid)

L’ijtihad, c’est l’extraction les lois auxquelles ne fait référence aucun texte explicite n’acceptant qu’une seule signification.

Le moujtahid est donc celui qui est qualifié pour l’exercer, en connaissant par cœur les ayah et les hadith qui concernent les lois tout en connaissant leurs chaînes de transmission et le degré de fiabilité de ceux qui les ont transmis, ce qui abroge et ce qui est abrogé, ce qui est général et ce qui est particulier, ce qui est absolu et ce qui est conditionné, tout en possédant une maîtrise de la langue arabe de façon à connaître la signification des termes cités dans les textes, conformément à la langue dans laquelle a été révélé le Qour’an et en connaissant aussi ce qui fait l’objet de la concordance des avis des moujtahid et ce qui fait l’objet de divergence entre eux. Parce que s’il ne connaît pas ces choses-là, il n’est pas prémuni contre le fait de violer l’Unanimité c’est-à-dire l’Unanimité des moujtahid qui l’ont précédé.

Il y a de surcroît une condition qui est un pilier majeur pour la déduction des lois, c’est la perspicacité, c’est-à-dire la force de compréhension et l’aptitude à saisir les différentes significations.

Il est aussi une condition pour le moujtahid d’être digne de confiance [1], à savoir d’être sauf des grands péchés et de la persistance à commettre les petits péchés au point que leur nombre dépasserait celui des récompenses.

Quant au mouqallid, c’est quelqu’un qui n’a pas atteint ce degré.

La preuve que les musulmans se répartissent en ces deux classes réside dans sa parole r :

(( نَضَّرَ اللهُ امْرَأً سَمِعَ مَقَالَتِي فَوَعَاهَا فَأَدَّاهَا كَمَا سَمِعَهَا، فَرُبَّ مُبَلِّغٍ لاَ فِقْهَ عِنْدَهُ ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban] (naddara l-Lahou mra’an sami^a maqalati fawa^aha fa ‘addaha kama sami^aha faroubba mouballighin la fiqha ^indah) ce qui signifie : « Que Allah fasse resplendir au jour du jugement le visage de celui qui a entendu ma parole, l’a mémorisée et l’a transmise telle qu’il l’a entendue. Combien de ceux qui la transmettent n’en ont pas de compréhension complète ».

Ce qui est à retenir dans le hadith, c’est sa parole : (faroubba mouballighin la fiqha ^indah) ce qui signifie : « Combien de ceux qui la transmettent n’en ont pas de compréhension complète ». Dans une autre version, on trouve :

(( وَرُبَّ مَبَلَّغ أَوْعَى مِنْ سَامِعٍ ))

(wa roubba mouballaghin ‘aw^a min sami^) ce qui signifie : « Combien de ceux à qui elle est transmise en ont plus de compréhension que le premier à l’avoir entendue ». Il nous fait donc comprendre que parmi ceux qui ont entendu le hadith de la bouche même du Messager, il y a celui dont la part est de transmettre aux autres ce qu’il a entendu, sa compré­hension étant moins forte que celui à qui il le transmet, de sorte que ce dernier a la capacité, grâce à sa forte intelligence, d’en extraire des jugements et des lois, on appelle cela la déduction (istimbat). En revanche, celui qui a entendu n’a pas cette forte capacité , il n’en saisit que le sens immédiat. On a su dès lors que certains compagnons avaient une compréhension moins forte que ceux qui entendaient d’eux le hadith du Messager de Allah.

Dans une version de ce hadith, il y a :

(( فَرُبَّ حَامِلِ فِقْهٍ إْلَى مَنْ هُوَ أَفْقَهُ مِنْهُ ))

(faroubba hamili fiqhin ‘ila man houwa ‘afqahou minh) ce qui signifie : « Combien de gens transmettent une connaissance à qui en aura plus de compréhension qu’eux ». Ces deux versions se trouvent dans At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban.

Le moujtahid dont il est question est l’objet de sa parole r :

(( إِذَا اجْتَهَدَ الْحَاكِمُ فَأَصَابَ فَلَهُ أَجْرَانِ وَإِذَا اجْتَهَدَ فَأَخْطَأَ فَلَهُ أَجْرٌ ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] (‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa‘akhta’a fa­lahou ‘ajroun) qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et dit juste, il a une double récompense. Tandis que s’il fait un ijtihad et se trompe, il a une simple récompense ». Le Messager de Allah n’a spécifié dans son hadithle gouverneur en le citant que parce que le gouverneur a besoin de la déduction des lois, plus que tout autre. Il y a eu parmi les gens du Salaf des moujtahid qui ont exerçé avec cela les fonctions de gouverneur, tels les six Califes Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Al-Haçan Ibnou ^Aliyy et ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi que Chourayh Al-Qadi.

Les savants du hadith qui ont composé des livres de la termino­logie du hadith(moustalah) ont dénombré moins que dix moufti –dans le sens de moujtahid– parmi les compagnons [2] ; il a été dit : « environ six », et l’un des savants a dit : « environ deux cents parmi eux ont atteint le degré de l’ijtiha», et cet avis est le plus sûr.

Par conséquent, si telle était la situation parmi les compagnons, sur quelle base serait-il valable que tout musulman pouvant réciter le Qour’an et lire quelques livres dise (que ceux-là étaient des hommes et nous, nous sommes des hommes, nous n’avons pas à les imiter), alors qu’il est confirmé que la plupart des gens du Salaf n’étaient pas moujtahid mais étaient bel et bien mouqallid et suivaient l’avis des moujtahid parmi eux ?! Dans Sahihou l-Boukhariyy, il est rapporté qu’un homme avait loué ses services à un autre puis avait commis l’adultère avec sa femme. Le père de l’employé demanda son jugement. On lui répondit : Ton fils doit cent brebis et une servante. Puis il demanda aux gens de science. Ils lui dirent : Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an. Il se rendit finalement auprès du Messager r avec l’époux de la femme et lui dit : « Ô Messager de Allah, mon fils avait loué ses services à cet homme et a commis l’adultère avec sa femme. Des gens m’ont dit que mon fils doit être lapidé. J’ai alors compensé mon fils avec cent moutons et une servante. Ensuite j’ai demandé aux gens de science et ils m’ont dit : ton fils doit plutôt recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an ». Le Messager de Allah r dit alors :

(( الْمِائَةُ شَاةٍ وَالْوَلِيدَةُ رَدٌّ عَلَيْهِ وَإِنَّ عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ ))

(la’aqdiyanna baynakouma bikitabi l-Lah : ‘amma l-walidatou wa l-ghanamou faraddoun ^alayhi wa ^ala bnik jaldou mi’atin wa taghribou ^am) ce qui signifie : « Je jugerai entre vous par le Livre de Allah. Concernant les cents brebis et la servante, elles ne sont pas acceptées dans ce cas ; et concernant ton fils, il doit recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an ».

Cet homme, bien qu’il fît partie des compagnons, a demandé à des gens qui étaient, eux aussi, des compagnons et ils n’ont pas répondu correctement. Puis il a demandé à des savants parmi les compagnons et le Messager lui a donné l’avis qui correspondait à ce qu’avaient dit les savants. Par conséquent, si le Messager nous a fait comprendre que certains de ceux qui entendaient de lui le hadithn’en avaient pas une compréhension complète, c’est-à-dire une capacité pour déduire les lois de ses hadith, leur part étant simplement de transmettre de lui ce qu’ils en avaient entendu, bien qu’ils comprissent la langue arabe classique, alors que dire de ces activistes qui ont l’audace de dire (que ceux-là étaient des hommes et nous nous sommes des hommes) ?! Or, par leur parole (ceux-là étaient des hommes), ils visent les moujtahid tels que les quatre Imams !…

Dans le même sens, il y a ce qu’a cité Abou Dawoud de l’histoire de l’homme blessé à la tête qui s’était retrouvé jounoub par une nuit froide. Il avait demandé l’avis à ceux qui étaient avec lui. Ils lui dirent : Fais le ghousl. Il fit donc le ghousl et en mourut. Le Messager de Allah r en fut informé et dit :

(( قَتَلُوهُ قَتَلَهُمُ اللهُ ))

(qatalouhou qatalahoumou l-Lah ‘ala sa’alou ‘idh lam ya^lamou fa’innama chifa’ou l-^iyyi s-sou’al) ce qui signifie : « Ils l’ont tué [ensuite il a invoqué contre eux] Pourquoi n’ont-ils pas demandé du moment qu’ils ne savaient pas ? Le seul remède contre l’ignorance, c’est de demander » c’est-à-dire de demander aux gens de science. Il a dit ensuite :

)) إِنّما كان يكفيه أن يتيمّم ويعضب على جُرحه خِرقةً ثمّ يمسحُ عليها ويغسلُ سائرَ جَسَدِه ((

[rapporté par Abou Dawoud et d'autres] (‘innama kana yakfihi ‘an yatayammama wa ya^siba ^ala jourhihi khirqatan thoumma yamsahou ^alayha wa yaghsilou sa’ira jaçadih) ce qui signifie : « Certes, il lui suffisait de faire simplement le tayammoum et de panser sa plaie avec un tissu, ensuite il passe la main mouillée dessus et il lave le reste de son corps ». Par conséquent, si la déduction des lois était valable de la part de n’importe quel musulman, le Messager de Allah ne les aurait pas blâmés, eux qui ont donné un avis de jurisprudence à cet homme alors qu’ils ne faisaient pas partie des gens qualifiés pour donner la fatwa.

D’autre part, la tâche du moujtahid qui lui est spécifique, c’est la déduction des lois par analogie (qiyas) c’est-à-dire déduire le juge­ment de ce qui ne fait pas l’objet d’un texte à partir de ce qui fait déjà l’objet d’un texte, en vertu d’une similarité entre les deux.

Par conséquent, prenez garde, prenez bien garde aux gens qui incitent leurs adeptes à pratiquer la déduction des lois bien qu’ils soient, eux et leurs émules, très loin de ce degré. Ceux-là veulent ruiner et invitent leurs adeptes à saboter les choses de la religion. Semblables à eux, les gens qui ont pris l’habitude dans leurs assem­blées de distribuer à l’assistance l’interprétation d’une ayah ou d’un hadithbien qu’ils n’en aient reçu au préalable aucune transmission digne de considération de la bouche des savants. Ces connaisseurs autoproclamés ont dévié de la voie des savants spécialistes des fondements parce que les savants des fondements ont dit : « La déduction des lois par analogie (al-qiyas) est la tâche du moujtahid » ; et ils ont contredit les savants du hadith également.

 


[1] ^Adl

[2] Comme dans le livre de la terminologie du hadithmoustalahTadribou r-Rawi de As-Souyoutiyy.

Croyance : la tabarrouk

Publié dans Croyance par chaykhaboulaliyah le juin 26, 2011

La recherche des bénédictions (tabarrouk)
par les traces physiques du Prophète

Sachez que les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient les bénédictions par les traces physiques du Prophète r, au cours de sa vie et après sa mort. Les musulmans n’ont jamais cessé de suivre cette voie jusqu’à nos jours. On a su la permission de cette pratique à partir des actes du Prophète r puisqu’il a partagé r ses cheveux lorsqu’il a fait raser sa tête lors du pèlerinage de l’adieu, de même qu’il a partagé ses coupures d’ongles.

Le partage de ses cheveux a été cité par Al-Boukhariyy et Mouslim d’après le hadithde ‘Anas. Dans la version de Mouslim, ‘Anas a dit : Lorsqu’il eut lancé les pierres r à Jamratou l-^Aqabah et égorgé son sacrifice, et qu’il parvint au rasage du crâne, il tendit au barbier la partie droite de sa tête ; celui-ci la rasa, puis le Prophète appela Abou Talhah Al-’Ansariyy et lui donna les cheveux. Ensuite, il tendit à celui qui le rasait la partie gauche de sa tête et lui dit :

(( اِحْلِقْ ))

(‘ihliq) ce qui signifie : « Rase ». Il le rasa. Il donna alors les cheveux à Abou Talhah en lui disant :

(( اقْسِمْهُ بَيْنَ النَّاسِ ))

(‘iqsimhou bayna n-nas) ce qui signifie : « Partage-les entre les gens ». Dans une autre version rapportée également par Mouslim : « Il commença donc par la partie droite et fit distribuer aux gens ses cheveux un par un et deux par deux. Ensuite, il a dit :

(( بالأيسر ))

(bi l-‘aysar) ce qui signifie : « à gauche » et il fit la même chose puis il dit :

(( هَهُنَا أَبُو طَلْحَة ))

(hahouna ‘Abou Talhah) ce qui signifie : « Viens ici Abou Talhah » et il les remit à Abou Talhah.

Dans une autre version, rapportée également par Mouslim, il a dit r au barbier :

(( هَا ))

(ha) ce qui signifie : « Ici » et il a montré de sa main le côté droit. Il a distribué ses cheveux à ceux qui se trouvaient auprès de lui. Puis, il indiqua au barbier son côté gauche et ce dernier l’a rasé. Il a donné les cheveux à ‘Oummou Soulaym. Le hadith signifie qu’il a distribué lui-même une partie de ses cheveux aux gens alentours et qu’il en a donné à Abou Talhah pour les distribuer aux autres, tout comme il en a donné une partie à ‘Oummou Soulaym. Cela comporte bien le tabarrouk par les traces physiques du Messager. Par conséquent, il a distribué r une partie de ses cheveux aux gens pour qu’ils en recherchent les bénédictions, pour qu’ils demandent l’intercession à Allah par les traces de leur Prophète et pour rechercher par cela l’agrément de Allah. Il leur a distribués pour qu’ils soient une bénédiction restant parmi eux et un souvenir pour eux.

Par la suite, ont suivi les compagnons dans leur pratique du tabarrouk par ses traces physiques r ceux à qui Allah a accordé la félicité et les gens du Khalaf l’ont pris des gens du Salaf.

Quant au partage de ses coupures d’ongles, l’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad que le Prophète r s’est coupé les ongles et a distribué les coupures aux gens. Il est connu que ce n’est pas pour que les gens les mangent mais pour qu’ils en recherchent les bénédictions.

Quant à sa tunique longue (joubbah) r, Mouslim a rapporté dans son Sahih du Mawla de ‘Asma‘ bintou Abi Bakr qu’il a dit : Elle nous a présenté une tunique longue (joubbah) à capuche, de modèle persan, dont l’encolure était ornée de brocart et les emmanchures ourlées ; elle a dit : « C’est la tunique longue du Messager de Allah ; elle se trouvait chez ^A‘ichah ; lorsqu’elle est décédée, je l’ai récupérée. Le Prophète r la portait ; nous la lavons pour les malades et nous cherchons par elle la guérison ». Et dans une autre version : « Nous la lavons pour qui est malade parmi nous ».

Il est rapporté de Handhalah Ibnou Hadhyam qu’il a dit : Je suis allé avec mon grand-père Hadhyam chez le Messager de Allah r. Il a dit : « Ô Messager de Allah, j’ai des petit-fils qui ont des barbes et d’autres pas encore, celui-là est le plus jeune d’entre eux. Il m’a rapproché du Messager de Allah r qui a passé sa main sur ma tête et m’a dit :

(( بَارَكَ اللهُ فِيكَ ))

(baraka l-Lahou fika) ce qui signifie : « Que Allah t’augmente en bien ». Adh-Dhayyal a dit : « Je vois venir à Handhalah l’homme dont le visage est tuméfié ou la brebis dont le pis est enflé ; il dit : Bismi l-Lah en posant sa main sur l’endroit touché par la main du Messager de Allah r puis il passe la main et la tumeur disparaît ». Ceci est rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-’Awsat et Al-Kabir avec des termes similaires ainsi que l’Imam Ahmad dans un long hadith, les hommes de la chaîne de transmission de Ahmad sont dignes de confiance.

Il est rapporté de Thabit qu’il a dit : « Lorsque j’allais voir ‘Anas, on l’informait de mon attente, j’entrais, je prenais ses mains et je les embrassais en disant : Par mon père ! Ces deux mains qui ont touché le Messager de Allah r ! Et j’embrassais ses yeux en disant : Par mon père ! Ces deux yeux qui ont vu le Messager de Allah r ! » Ceci a été rapporté par Abou Ya^la, les hommes de sa chaîne de transmission sont des hommes du sahih mis à part ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Bakr Al-Maqdamiyy qui est digne de confiance (thiqah).

Il est rapporté de Dawoud Ibnou Abi Salih qu’il a dit : « Marwan –c’est-à-dire Marwan Ibnou l-Hakam est arrivé un jour et a trouvé un homme posant son visage sur la tombe. Il lui a dit : « Sais-tu ce que tu es en train de faire ?! » Quand il est arrivé auprès de lui, il a vu qu’il s’agissait de Abou ‘Ayyoub qui lui a dit : « Oui, je suis venu pour le Messager de Allah r et je ne suis pas venu pour la pierre. J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

(( لاَ تَبْكُوا عَلَى الدِّينِ إِذَا وَلِيَهُ أَهْلُهُ وَلَكِنْ ابْكُوا عَلَيْهِ إِذَا وَلِيَهُ غَيْرُ أَهْلِهِ ))

[rapporté par Ahmad et At-Tabaraniyy dans Al-Kabir et Al-'Awsat] (la tabkou ^ala d-dini ‘idha waliyahou ‘ahlouhou wa lakin ibkou ^alayhi ‘idha waliyahou ghayrou ‘ahlih) ce qui signifie : « Ne vous tourmentez pas pour la religion si ceux qui s’en chargent ont la capacité de s’en charger. Mais tourmentez-vous pour elle si des gens qui n’en ont pas la capacité s’en chargent ».

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans Dala’ilou n-Noubouwwah et Al-Hakim dans Al-Moustadrak ainsi que d’autres, avec une chaîne de transmission, que Khalid Ibnou l-Walid avait perdu sa toque le jour de la bataille du Yarmouk. Il a dit : « Mettez-vous à sa recherche ». Mais ils ne l’ont pas trouvée. Puis ils se sont remis à sa recherche et l’ont finalement retrouvée. Khalid a dit : « Le Messager de Allah r a fait une ^Oumrah et s’est rasé la tête. Les gens ont alors pris les cheveux des côtés et je les ai précédés pour la mèche du haut du front. Je l’ai placée dans cette toque. Je n’ai pas assisté à une bataille en l’ayant sur moi sans que la victoire ne me soit accordée ». Cette histoire a une forte chaîne de transmission tout comme l’a indiqué le Chaykh Habibou r-Rahman Al-‘A^dhamiyy dans ses remarques sur Al-Matalibou l-^Aliyah ; il a dit : Al-Bousayriyy a dit qu’il a été rapporté par Abou Ya^la avec une forte chaîne de transmission et Al-Haythamiyy a dit qu’il a été rapporté par At-Tabaraniyy et Abou Ya^la selon une version analogue et que les hommes de leurs chaînes de transmission sont tous du degré du sahih. Fin de citation

Il n’y a donc aucune considération à donner à la prétention de ceux qui renient le tawassoul et le tabarrouk par ses traces physiques honorées r.

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Croyance : le tawassoul

Publié dans Croyance par chaykhaboulaliyah le juin 26, 2011

La confirmation qu’il est permis d’invoquer Allah par
le degré des prophètes et des saints (tawassoul) et
que ce n’est pas adorer autre que Allah (chirk)

Sache qu’il n’y a aucune preuve véritable indiquant (qu’il ne serait pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et les saints, aussi bien en leur absence qu’après leur mort, sous prétexte que cela serait une adoration d’autre que Allah). En effet, le simple appel d’un vivant ou d’un mort (nida) n’est pas une adoration d’autre que Allah. De même, la simple glorification (ta^dhim) ou la simple recherche du renfort (istighathah) par autre que Allah n’est pas une adoration d’autre que Allah. De même, la simple visite de la tombe d’un saint pour en rechercher des bénédictions (tabarrouk) n’est pas une adoration d’autre que Allah. De même, la simple demande de ce qui n’arrive habituellement aux gens n’est pas une adoration d’autre que Allah. De même, le simple appel au secours (isti^anah) adressé à quelqu’un d’autre que Allah ta^ala n’est pas une adoration d’autre que Allah. C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk car la définition de l’adoration (al-^ibadah) selon les spécialistes de la langue ne s’ap­plique en rien à tout cela. En effet, selon eux, l’adoration est l’obéissance avec la soumission [1].

Al-’Azhariyy, l’un des plus grands linguistes, a dit dans le livre Tahdhibou l-Loughah, en rapportant de Az-Zajjaj, qui est l’un des plus connus d’entre eux : « L’adoration, dans la langue arabe, c’est l’obéis­sance avec l’extrême soumission ». Al-Farra a dit la même chose tout comme cela figure dans le livre Liçanou l-^Arab de Ibnou Mandhour. L’un des linguistes a dit : « C’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission ». Un autre a dit : « C’est l’extrême soumission » [2] comme on le comprend de la parole du commentateur du Qamous, Mourtada Az-Zabidiyy, le couronnement de l’effort des linguistes, et ceci est bien ce qui est compatible avec la langue et l’usage. D’autre part, la simple soumission (tadhalloul) n’est pas une adoration d’autre que Allah car sinon, tous ceux qui font preuve d’humilité envers les rois et les notables deviendraient mécréants. En effet, il a été confirmé que Mou^adh Ibnou Jabal de retour du Cham s’était prosterné pour le Messager de Allah. Le Messager lui avait dit :

(( مَا هَذَا ؟ ))

(ma hadha) ce qui signifie : « Qu’est-ce que cela ? ». Il avait répondu : « Ô Messager de Allah, j’ai vu les gens du Cham se prosterner pour leurs patriarches et leurs évêques, et toi, tu le mérites plus qu’eux ». Il avait alors dit :

(( لاَ تَفْعَلْ لَوْ كُنْتُ آمُرُ أَحَداً أَنْ يَسْجُدَ لأَحَدٍ لأَمَرْتُ الْمَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِهَا ))

[rapporté par Ibnou Hibban et Ibnou Majah et d'autres qu'eux] (la taf^al law kountou ‘amourou ‘ahadan ‘an yasjouda li’ahadin la’amartou l-mar’ata ‘an tasjouda lizawjiha) ce qui signifie : « Ne le fais pas. Si j’avais eu à ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurais ordonné à l’épouse de se prosterner pour son époux ». Le Messager de Allah r ne lui a pas dit : « Tu as fait de la mécréance » (kafarta) non plus qu’il ne lui a dit : « Tu as adoré autre que Allah » (‘achrakta) bien que sa prosternation pour le Prophète (soujoud) soit une façon majeure de manifester son humilité.

Par conséquent, ceux qui jugent quelqu’un mécréant s’il part visiter la tombe du Messager ou de quelqu’un d’autre parmi les saints pour rechercher les bénédictions, ils ignorent la signification de l’adoration et ont contredit la pratique des musulmans car les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont toujours visité la tombe du Prophète pour en rechercher les bénédictions. Et la visite pour rechercher les bénédictions ne veut pas dire que le Messager leur crée la bénédiction mais veut dire qu’ils souhaitent grâce à la visite de sa tombe r que Allah leur crée les bénédictions.

La preuve en est ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission d’après Malikou d-Dar qui était le trésorier de ^Oumar. Il a dit : Une famine a eu lieu au temps de ^Oumar. Un homme s’est alors rendu à la tombe du Prophète r et a dit : « Ô Messager de Allah, demande à Allah la pluie pour ta communauté, ils ont subi beaucoup de pertes ». On vint alors à cet homme dans le rêve [3] et on lui a dit : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa ‘akhbirhou ‘annahoum yousqawn wa qoul lahou ^alayka l-kayça l-kays) ce qui signifie : « Passe le salam à ^Oumar de ma part et informe-le que vous aurez la pluie, et dis-lui de persévérer à faire preuve d’effort pour servir la communauté ». L’homme est allé voir ^Oumar et l’en a informé. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : « Ô Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté » Fin de citation. Il est parvenu dans l’explication de ce hadith que cet homme est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy, le compagnon. Ce compagnon est parti visiter la tombe du Messager pour rechercher les bénédictions et ni ^Oumar ni personne d’autre ne l’a désavoué. Par conséquent, la prétention de Ibnou Taymiyah (que cette visite serait une visite de chirk) est nulle et non avenue.

Le Hafidh Waliyyou d-Din Al-^Iraqiyy a dit à propos du hadith deAbou Hourayrah dans lequel il est rapporté que Mouça a dit : « Seigneur, rapproche moi de la terre sainte ne serait-ce que d’un jet de pierre » et que le Prophète r a dit :

(( وَاللهِ لَوْ أَنِّي عِنْدَهُ لأَرَيْتُكُمْ قَبْرَهُ إِلَى جَنْبِ الطَّرِيقِ عِنْدَ الْكَثِيبِ الأَحْمَرِ ))

(wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi t-tariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar) ce qui signifie : « Par Allah, si j’étais auprès de lui, je vous montrerais sa tombe, en bordure du chemin, près de la colline rouge » : « Il contient la recommandation d’avoir connaissance de l’emplacement des tombes des vertueux pour les visiter et les entretenir comme il se doit » Fin de citation.

Le Hafidh Ad-Diya a dit : « Salim At-Tall m’a dit : « Je n’ai pas vu un endroit où soit plus rapidement exaucée l’invocation qu’auprès de cette tombe et le Chaykh ^Abdou l-Lah Ibnou Younis, connu sous le nom de Al-‘Armaniyy, a visité cette tombe et s’est endormi, il a vu alors dans son sommeil une coupole près de la tombe, en-dessous de laquelle se tenait un homme brun de peau. Il lui a passé le salam et lui a dit : « Tu es Mouça celui à qui Allah a parlé » ou « tu es Mouça le prophète de Allah ». Il a dit : (na^am) ce qui signifie : « Oui ». J’ai dit : « Dis-moi quelque chose ». Il m’a fait un signe avec quatre doigts et Salim a décrit leur longueur. Je me suis réveillé et je ne savais pas ce qu’il avait dit. J’en ai informé le Chaykh Dhayyal qui m’a dit : « Tu auras quatre fils ». Je lui ai dit : « J’ai épousé une femme que je n’ai pas approchée ». Il m’a dit : « Ce sera une autre que celle-là ». J’ai ainsi épousé une autre qui m’a donné quatre fils ». Fin de citation

Ahmad a rapporté dans son Mousnad avec une bonne chaîne de transmission, conformément à ce qu’a dit le Hafidh Ibnou Hajar que Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy a dit au Messager de Allah r : « Je recherche la protection par Allah et par Son Messager pour ne pas subir le sort de l’émissaire de ^Ad » [4]. Le hadithjusqu’à sa fin est donc une preuve qui annule la parole des wahhabites (que la recherche de protection par autre que Allah serait du chirk).

D’après Ibnou ^Abbas, le Messager de Allah r a dit :

)) إِنَّ لِلَّهِ مَلاَئِكَةٌ فِي الأَرْضِ سِوَى الْحَفَظَةِ يَكْتُبُون مَا يَسْقُطُ مِنْ وَرَقِ الشَّجَرِ فَإِذَا أَصَابَ أَحَدَكُمْ عَرْجَةٌ بِأَرْضٍ فَلاَةٍ فَلْيُنَادِ أَعِينُوا عِبَادَ اللهِ ((

(‘inna li l-Lahi mala’ikatan fi l-‘ardi siwa l-hafadhati yaktoubouna ma yasqoutou min waraqi ch-chajari fa’idha ‘asaba ‘ahadakoum ^arjatoun bi ‘ardin falatin falyounadi ‘a^inou ^ibada l-Lah) ce qui signifie : « Certes, Allah a des anges sur terre, autres que les anges protecteurs, qui inscrivent ce qui tombe des feuilles des arbres. Si l’un de vous trouve une difficulté dans une terre déserte, qu’il appelle : aidez-moi, ô esclaves de Allah » [rapporté par At-Tabaraniyy et le Hafidh Al-Haythamiyy a dit : les hommes de sa chaîne de transmission sont des gens de confiance].

Le Messager de Allah r a dit :

)) حَيَاتِي خَيْرٌ لَكُمْ وَمَمَاتِي خَيْرٌ لَكُمْ تُحْدِثُونَ وَيُحْدَثُ لَكُمْ وَوَفَاتِي خَيْرٌ لَكُمْ تُعْرَضُ عَلَيَّ أَعْمَالُكُمْ فَمَا رَأَيْتُ مِنْ خَيْرٍ حَمِدْتُ اللهَ عَلَيْهِ وَمَا رَأَيْتُ مِنْ شَرٍّ اسْتَغْفَرْتُ لَكُمْ ((

[rapporté par Al-Bazzar et les hommes de sa chaîne de transmission sont des hommes du degré du sahih] (hayati khayroun lakoum wa mamati khayroun lakoum touhdithouna wa youhdathou lakoum wa wafati khayroun lakoum tou^radou ^alayya ‘a^maloukoum fama ra’aytou min khayrin hamidtou l-Laha ^alayhi wa ma ra’aytou min charrin istaghfartou lakoum) ce qui signifie : « Durant ma vie, je suis source de bien pour vous et après ma mort, je serai source de bien pour vous. Il se produit de vous des actes et le jugement m’en parvient ensuite par révélation. Après ma mort, je serai source de bien pour vous : vos œuvres me seront exposées. Pour ce que je trouverai de bien, je ferai les louanges à Allah pour cela et pour ce que je trouverai de mal, je demanderai à Allah qu’Il vous pardonne ».

At-Tabaraniyy a rapporté dans ses deux Mou^jamAs-Saghir et Al-Kabir– d’après ^Outhman Ibnou Hounayf qu’un homme avait un différend c’est-à-dire qu’il allait et venait chez ^Outhman Ibnou ^Affan mais ^Outhman ne le recevait pas et ne prêtait pas attention à son affaire. Rencontrant ^Outhman Ibnou Hounayf, il se plaint à lui de sa situation. Celui-ci lui dit : « Va à l’endroit où on fait le woudou, fais le woudou, accomplis deux rak^ah puis dis ces paroles : (‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka bina­biyyina Mouhammad, nabiyyi r-rahmah ; Ya Mouhammad, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati litouqda li[5] . Puis va le voir, j’irai avec toi. L’homme partit faire ce qu’il lui avait dit. Puis, il se rendit à la porte de ^Outhman. Le portier vint, le prit par la main et le fit entrer auprès de ^Outhman Ibnou ^Affan qui le fit asseoir sur son tapis de prière et lui dit : « Quelle est ton affaire ? » Il lui rappela son affaire et ^Outhman la lui régla en lui disant : « Je ne me suis rappelé de ton affaire qu’à cette heure ». Puis il sortit de chez lui et rencontra ^Outhman Ibnou Hounayf. Il lui dit : « Que Allah te récompense en bien. Il ne m’a reçu et n’a prêté attention à mon affaire qu’après que tu lui as parlé de moi ». ^Outhman Ibnou Hounayf répondit : « Par Allah, je ne lui en ai rien dit ! Mais j’ai été témoin d’une chose qui s’est passée avec le Messager de Allah r. Il est venu à lui un aveugle qui s’est plaint à lui de sa cécité. Le Messager lui a dit :

(( إِنْ شِئْتَ صَبَرْتَ وَإِنْ شِئْتَ دَعَوْتُ لَكَ ))

(‘in chi’ta sabarta wa ‘in chi’ta da^awtou lak) ce qui signifie : « Si tu veux, tu patientes et si tu veux, j’invoque Allah pour toi ». Il lui a répondu : Ô Messager de Allah, la perte de la vue m’est très difficile car je n’ai personne pour me guider. Alors, le Messager lui a dit :

)) إِئتِ الْمِيضَأَةَ (أَيْ مَكَانُ الْوُضُوءِ) فَتَوَضَّأْ وَصَلِّ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قُلْ هَؤُلاَءِ الْكَلِمَاتِ :

(‘i’ti l-mida’ata fatawadda’ wa salli rak^atayni thoumma qoul ha’oula’i l-kalimat) ce qui signifie : « Va à l’endroit où on fait le woudou’, fais le woudou’, accomplis deux rak^ah puis dis ces paroles :

الَّلهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ وَأَتَوَجَّهُ إِلَيْكَ بِنَبِيِّنَا مُحَمَّدٍ نَبِيِّ الرَّحْمَةِ يَــا مُحَمَّد إِنِّي أَتَوَجَّهُ بِكَ إِلَى رَبِّي ِفي حَاجَتِي (وَتُسَمِّي حَاجَتَكَ) لِتُقْضَى لِي ((

(‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyina Mouhammad, nabiyyi r-rahmah ; ya Mouhammad, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati litouqda li) ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par notre Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde ; ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur concernant mon affaire pour qu’elle me soit réglée ». L’homme a fait ce que le Prophète r lui avait dit de faire. Par Allah, nous ne nous étions pas encore séparés, et notre assemblée n’avait pas duré longtemps, que l’homme est revenu en ayant recouvré la vue, comme s’il n’avait jamais été atteint de cécité ».

At-Tabaraniyy a dit dans son Mou^jam : « Le hadithest sahih », alors que d’habitude, At-Tabaraniyy ne mentionne jamais qu’un hadith est sahih, sachant que son livre Al-Mou^jamou l-Kabir est très volumineux. Il n’a jamais dit au sujet d’un hadith qu’il rapporte, même s’il est sahih (que le hadith est sahih) sinon à propos de ce hadith. Il l’a aussi mentionné dans Al-Mou^jamou s-Saghir et l’a jugé sahih.

Ce hadithcomporte la preuve que l’aveugle a fait le tawassoul par le Prophète en son absence, la preuve en est la parole de ^Outhman Ibnou Hounayf : « que l’homme est revenu ». D’autre part, il comporte la preuve que l’invocation avec le tawassoul par le Prophète est permise pendant sa vie et après sa mort. La parole de Ibnou Taymiyah (qu’il ne serait permis de faire le tawassoul que par quelqu’un qui est vivant et présent) est donc invalide. Toute condition qui n’est pas posée dans le Qour’an est nulle et non avenue, même s’il s’agit d’une centaine de conditions.

Quant à l’attachement de certains wahhabites à la prétention de Ibnou Taymiyah concernant le hadith de At-Tirmidhiyy dans lequel il est dit (Allahoumma chaffi^hou fiyya wa chaffi^ni fi nafci), ceci n’indique pas (qu’on ne ferait pas le tabarrouk par la personne même du Prophète). Au contraire, le tabarrouk par la personne du Prophète fait l’objet de l’unanimité. Il n’y a que Ibnou Taymiyah qui ait contredit à ce sujet. Pourtant, c’est à propos du Messager que ce vers de poésie [cité par Al-Boukhariyy] a été dit :

(wa ‘abyada youstasqa l-ghamamou biwajhih

thimala l-yatama ^ismatoun li l-‘aramil)

qui signifie :

« On recherche la pluie par son visage,

Un secours pour les orphelins, un protecteur pour les veuves ».

Quant au tawassoul que ^Oumar a fait par Al-^Abbas après la mort du Prophète r, il ne l’a pas fait en raison du décès du Messager mais bien pour tenir compte de l’honneur de sa parenté avec le Prophète r, la preuve en est la parole de Al-^Abbas lorsque ^Oumar l’a fait avancer : « Ô Allah, les gens se sont adressés à Toi par moi, pour ma parenté avec Ton prophète ». L’invalidité de l’avis de Ibnou Taymiyah et de ceux qui l’ont suivi lorsqu’ils réprouvent le tawassoul a donc été clairement démontrée. Cette nouvelle des compagnons a rapportée par Az-Zoubayr Ibnou Bakkar tout comme l’a dit le Hafidh Ibnou Hajar.

Pour nous conforter aussi dans notre compréhension, il y a ce qu’a rapporté Al-Hakim dans Al-Moustadrak que ^Oumar, que Allah l’agrée, a fait un discours devant les gens dans lequel il a dit : « Ô gens, certes le Messager de Allah r considérait Al-^Abbas comme un fils considère son père. Alors prenez exemple sur lui en son oncle Al-^Abbas et prenez-le pour cause (wacilah) dans vos demandes à Alla». Ceci éclaire donc la raison du tawassoul de ^Oumar par Al-^Abbas.

Il n’y a aucune considération à donner après cela à la prétention de l’un de ces perturbateurs qui a dit (que le hadithcité comporterait dans sa chaîne de transmission Abou Ja^far qui serait un homme inconnu). Il n’en est pas comme ils le prétendent. Bien au contraire, Abou Ja^far est Abou Ja^far Al-Khitmiyy qui est un homme digne de confiance. Il en est de même pour la prétention de l’un d’eux, Nasirou d-Din Al-’Albaniyy, (que ce que viserait At-Tabaraniyy par sa parole : « Le hadith est sahih » concernerait la partie d’origine qui rapporte ce qu’a fait l’homme aveugle pendant la vie du Messager de Allah exclusivement et non ce qu’a fait l’homme à l’époque de ^Outhman Ibnou ^Affan après la mort du Messager). En effet, les savants de la terminologie du hadith (moustalah) ont dit : « L’appella­tion hadithest donnée à ce qui est attribué au Prophète (hadith marfou^) et à ce qui s’arrête aux compagnons (hadith maw­qouf) », c’est-à-dire que la parole du Messager est appelée hadith de même que la parole du compagnon est appelée hadithet le terme hadithn’est pas limité aux paroles du Prophète seulement, dans leur terminologie. La parole de cet imposteur n’est donc pas conforme à ce qui est décrété dans la science de la terminologie.Que celui qui le souhaite consulte le livre Kitabou Tadribi r-Rawi et Al-’Ifsah et d’autres livres de la terminologie du hadith. Et n’a conduit Al-’Albaniyy à proférer cette allégation mensongère que son extrême fanatisme à suivre ses passions et sa totale indifférence à se retrouver en contradiction avec les savants, tout comme son prédécesseur Ibnou Taymiyah.

Quant au hadithde Ibnou ^Abbas, rapporté par At-Tirmidhiyy, dans lequel le Prophète r lui a dit :

(( إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلِ اللهَ وَإِذَا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنَ بِاللهِ ))

(‘idha sa’alta fas’ali l-Laha wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) ce qui signifie : « Si tu demandes, demande à Allah et si tu recherches de l’aide, demande-la à Allah », il ne comporte pas non plus de preuve de l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. En effet, la signification du hadithest que Celui Qui est prioritaire à ce qu’on Lui demande et qu’on demande Son aide, c’est Allah ta^ala. Il ne signifie pas (ne demande pas à autre que Allah et ne demande pas d’aide à autre que Allah). Semblable à cela, la parole du Prophète r :

(( لاَ تُصَاحِبْ إِلاَّ مُؤْمِناً وَلاَ يَأْكُلْ طَعَامَكَ إِلاَّ تَقِيٌّ ))

(la tousahib ‘il-la mou’minan wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) ce qui signifie : « N’aies pour compagnon qu’un croyant et que ne mange de ta nourriture qu’un pieux ». Par conséquent, de même qu’on ne comprend pas de ce hadith(qu’il ne serait pas permis de prendre pour compagnon quelqu’un d’autre qu’un croyant ou de partager son repas avec quelqu’un d’autre qu’un pieux) mais qu’on en comprend seulement qu’on tient compagnie en priorité à un croyant et qu‘on partage sa nourriture en priorité avec un pieux, de même on comprend seulement du hadith de Ibnou ^Abbas la priorité. Quant à l’interdiction qu’ils prétendent, elle ne figure pas dans ce hadith.

De plus, il n’y a pas de différence entre le tawassoul et l’istighathah. Ainsi, le tawassoul est aussi appelé istighathah, comme cela a été rapporté dans le hadithde Al-Boukhariyy dans lequel le Prophète r a dit :

)) إِنَّ الشَّمْسَ تَدْنُو يَوْمَ الْقِيَامَةِ حَتَّى يَبْلُغَ الْعَرَقُ نِصْفَ الأُذُنِ فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ اسْتَغَاثُوا بِآدَمَ ثُمَّ مُوسَى ثُمَّ بِمُحَمَّدٍ ((

(‘inna ch-chamsa tadnou yawma l-qiyamati hatta yablougha l-^araqou nisfa l-‘oudhouni fabaynama houm kadhalika s-taghathou bi ‘Adama thoumma Mouça thoumma Mouhammad) ce qui signifie : « Certes, le soleil se rapprochera tant au Jour du jugement que la sueur parviendra jusqu’à mi-oreille. Tandis qu’ils seront ainsi, ils demanderont le secours (istighathah) de ‘Adam puis de Mouça puis de Mouhammad r ». Ce hadith est cité selon la version rapportée de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar du hadith concernant l’intercession au Jour du jugement. Dans la version de ‘Anas, il a été rapporté avec le terme de la demande d’intercession (istichfa^) et chacune des deux versions est du degré du sahih. Ceci montre donc que l’istichfa^ et l’istighathah ont la même signification et que le Messager a appelé leur demande à Adam pour qu’il intercède en leur faveur auprès de leur Seigneur « appel au secours » (istighathah).

D’autre part, le Messager a qualifié la pluie de « salvatrice » (moughith).

Ainsi, Abou Dawoud et d’autres que lui ont rapporté avec une forte chaîne de transmission que le Messager a dit :

(( اللَّهُمَّ اسْقِنَا غَيْثاً مُغِيثاً مَرِيعاً نَافِعاً غَيْرَ ضَارٍّ عَاجِلاً غَيْرَ آجِلٍ ))

(Allahoumma s-qina ghaythan moughithan mari^an nafi^an ghayra darrin ^ajilan ghayra ‘ajil) ce qui signifie : « Ô Allah, abreuve-nous d’une pluie qui soit pour nous salvatrice, qui étanche la soif et qui fasse pousser l’herbe, qui soit utile et non nuisible, qui soit proche et non tardive ».

Ainsi, c’est le Messager qui a qualifié la pluie de salvatrice car elle sauve de la difficulté, par la volonté de Allah. De même, le prophète et le saint sauvent de la difficulté par la volonté de Allah ta^ala.

 


[1] (at-ta^atou ma^a l-khoudou^) l’obéissance avec la soumission c’est-à-dire l’extrême soumission.

[2] (nihayatou t-tadhalloul) c’est-à-dire l’extrême soumission.

[3] C’est-à-dire qu’on lui a fait voir dans le rêve que le Messager de Allah r lui parlait.

[4] La translittération du terme en arabe est : (‘a^oudhou bil-Lahi wa raçoulihi min ‘an ‘akouna kawafidi ^ad).

[5] Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par notre Prophète Mouhammad le Prophète de la miséricorde ; ô Mouhammad je m’adresse par toi à mon Seigneur concernant mon affaire pour qu’elle me soit réglée ».

Croyance : l’innovation

Publié dans Croyance par chaykhaboulaliyah le juin 26, 2011

L’innovation (al-bid^ah)

(Al-bid^ah) dans la langue arabe, c’est ce qui a été innové sans équivalent antérieur. Selon la Loi de l’Islam, c’est ce qui a été innové sans avoir été mentionné ni dans le Qour’an ni dans le hadith.

Elle se classe en deux catégories, comme on le comprend du hadithde ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

(( مَنْ أَحْدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ مِنْهُ فَهُوَ رَدٌّ ))

(man ‘ahdatha fi ‘amrina hadha ma layça minhou fahouwa radd) ce qui signifie : « Si quelqu’un innove dans notre religion quelque chose qui n’est pas conforme à notre religion, ce qu’il a innové est rejeté » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim[1].

La première sorte : la bonne innovation (sounnah haçanah), c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah.

La deuxième sorte : la mauvaise innovation (sounnah sayyi’ah), c’est la nouveauté qui est en contradiction avec le Qour’an et la Sounnah.

Cette classification est comprise également du hadithde Jarir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

)) مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ ((

[rapporté par Mouslim] (man sanna fi l-‘Islami sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’oun wa man sanna fi l-‘Islami sounnatan sayyi’atan kana ^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an ‘yanqousa min ‘awzarihim chay’) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah), il aura sa récompense et une récompense chaque fois que quelqu’un la pratiquera après lui sans qu’il soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ; et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah), il se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que quelqu’un la pratiquera après lui sans qu’il ne soit diminué quoi que ce soit de leurs péchés ».

* Exemple de la première sorte d’innovation, la bonne innova­tion : la célébration de la naissance du Prophète r (al-mawlid). Le premier à l’avoir instaurée est le roi Al-Moudhaffar qui était roi de ‘Irbil au septième siècle de l’Hégire. Il y a aussi ponctuation des lettres du Qour’an, instaurée par le successeur glorieux des compagnons Yahya Ibnou Ya^mar qui faisait partie des gens de science et de piété. Les savants, mouhaddith ou autres, ont accepté la notation des points des lettres et l’ont approuvée. En effet, les écrits coraniques ne comportaient aucun point lorsque le Messager a dicté le Qour’an à ceux qui transcrivaient la révélation. De même, lorsque ^Outhman Ibnou ^Affan a écrit les cinq ou six exemplaires du Qour’an, ils ne comportaient aucun point. Depuis que les points des lettres ont été ajoutés, les musulmans sont sur cette innovation jusqu’à nos jours. Ira-t-on dire (que c’est une innovation d’égarement puisque le Messager ne l’a jamais fait) ? S’il en est ainsi, qu’ils renoncent eux-mêmes aux recueils du Qour’an (Mous-haf) qui comportent cette ponctuation ou bien qu’ils effacent la ponctuation des Mous-haf pour qu’ils en soient de nouveau dépourvus, comme ils l’étaient du temps de ^Outhman. Abou Bakr Ibnou Abi Dawoud, l’auteur des Sounan dans son livre Kitabou l-Masahif a dit : « Le premier à avoir mis des points sur les lettres des Mous-haf est Yahya Ibnou Ya^mar ». Fin de citation. Yahya Ibnou Ya^mar fait partie des savants des successeurs des compagnons, il a rapporté des hadithde ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar et d’autres encore.

* Exemple de la deuxième sorte, la mauvaise innovation : les innovations dans la croyance telles que la bid^ah des mou^tazilah, des khawarij et d’autres parmi ceux qui ont dévié de l’état des compagnons, que Allah les agrée, concernant la croyance.

Il y a aussi l’écriture de :  (ص) (sad), ou (صلعم) (sal^am) après le nom du Prophète au lieu de : (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ).

Les spécialistes de la science du hadith(mouhaddith) ont dit dans les livres de la terminologie du hadith(moustalah)que l’écriture de la lettre :

(ص)

(sad) seule est déconseillée [2] tout en sachant qu’ils ne l’ont pas jugée interdite, ils l’ont même pratiquée.

Par conséquent, ces pseudo-rigoristes, coupeurs de cheveux en quatre et sédicieux, sur quelle base osent-ils dire (que célébrer la naissance du Prophète serait une innovation interdite), (que l’invocation en faveur du Prophète (as-salatou ^ala n-nabiyy) à haute voix juste après l’appel à la prière serait une innovation interdite), en prétextant que ni le Messager ni les compagnons ne l’ont jamais pratiquée ?!

Parmi ces mauvaises innovations, il y a aussi la déformation du nom الله (Allah) en ﺁە (Ah) ou ce qui est du même genre, comme le font grand nombre de ceux qui se réclament mensongèrement des voies soufies (tariqah). L’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Les nouveautés concernant les pratiques sont de deux sortes : l’une d’elle est l’innovation qui contredit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou la parole des compagnons. Telle est l’innovation d’égarement. La deuxième est l’innovation d’un bien qui ne contredit pas le Livre, la Sounnah ou l’Unanimité et ceci est une nouveauté qui n’est pas blâmable » [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission dans son livre Manaqibou ch-Chafi^iyy].

 


[1] Dans la version de Mouslim : ((من عمِل عملًا ليس عليه أمرُنا فهو رَدّ)) (man ^amila ^amalan laysa ^alayhi ‘amrouna fahouwa radd) ce qui signifie : « Si quelqu’un fait un acte qui n’est pas en accord avec notre religion, cet acte est rejeté ».

[2] L’écriture de (صلعم) après le nom du Prophète r est pire.

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